Truks en vrak
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Truks en Vrak fin mars 2009

lundi 30 mars 2009, par b.bec

 Salute

 Kazi comme d’hab’ ou à peu près,  pour nous titiller le bulbe  une bonne trentaine de trucs disparates,  glanées sur le net, avec des redites c’est sûr,  des inédits j’espère...

 B.Bec - Vallée du Gers


 apéro

 La Guerre c’est la Paix,  La Liberté c’est l’Esclavage,  L’Ignorance c’est la Force.

 - Georges Orwell - 1984 -


 la "rince"

 "Lorsqu’un seul homme rêve ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes  rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité"  Friedensreich Hundertwasser

SOMMAIRE
- Truc 001 - Sarkozy, la plage, la poudre et le milliardaire (suite)
- Truc 002 - 17 avril : journée internationale des luttes paysannes
- Truc 003 - Discours autorisés sur la violence faite aux femmes au pays de Johnny Hallyday
- Truc 004 - L’immigration, outil de propagande
- Truc 005 - L’image ternie de Tsahal après la guerre de Gaza
- Truc 006 - Stéphane Guillon encore...
- Truc 007 - quand Dati flirtait avec le PS
- Truc 008 - Champs électromagnétiques et santé
- Truc 009 - Sommet & contre-sommet de l’Otan à Strasbourg
- Truc 010 - URGENCE PAPE - SIDA
- Truc 011 - "No Volveran" la révolution bolivarienne au Vénézuela...
- Truc 012 - Élection au Salvador : Sortir de la peur
- Truc 013 - Hold-up international : halte à l’impunité des entreprises ! - Pétition
- Truc 014 - Patrons de RFI : Chez ces gens là, Monsieur, on aime l’argent…
- Truc 015 - L’insécurité fait vendre, vendons de l’insécurité.
- Truc 016 - Zique : L’homme parle -> La crise
- Truc 017 - Fondements de la plate-forme revendicative des Damnés de la Terre
- Truc 018 - Les US Ont Deux Options Pour Sauver Leur Economie : Se Déclarer En Faillite, Ou Provoquer Une Guerre
- Truc 019 - Partage & refus de consommer
- Truc 020 - Pour la 14e fois en 10 ans...
- Truc 021 - Vidéo : The Black Hole - Zique : Moogaloop
- Truc 022 - Salaire minimum : augmentation de 20%... au Venezuela...
- Truc 023 - Semaine sans écran
- Truc 024 - Irak : L’anniversaire oublié d’un désastre humanitaire
- Truc 025 - Tristan-Edern Vaquette
- Truc 026 - Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme
- Truc 027 - Le statut du dollar contesté
- Truc 028 - Crise systémique – Des solutions...
- Truc 029 - QUE FAIRE LORSQU’ON EST ARRÊTÉ PAR LA POLICE LORS D’UNE MANIFESTATION ?
- Truc 030 - Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates.
- Truc 031 - AMÉRIQUE LATINE - Pour combattre les drogues, mieux vaut les dépénaliser
- Truc 032 - Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !
- Truc 033 - "Base élèves" traîné devant l’ONU
- Truc 034 - Soutenez l’interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France - Pétition
- Truc 035 - APPEL : Non à la guerre – Non à l’Otan
- Truc 036 - ECRANS ESPIONS DU MÉTRO : LA RATP ET MÉTROBUS ASSIGNÉS AU TRIBUNAL


 Truc 001

Sarkozy et le banquier mexicain : le journaliste qui accuse Par Anne Vigna | Journaliste | 25/03/2009 | 18H44 http://www.rue89.com/2009/03/25/sar...

Al Giordano a enquêté sur l’hôte du Président. Pour lui, les liens de Ramirez avec le narcotrafic ne sont pas de vieilles rumeurs.

Roberto Hernandez Ramirez (à gauche), avec le PDG de Citigroup Sandy Weil, en 2001 (Daniel Aguilar/Reuters)

(De Mexico) Il y a deux semaines, Rue89 s’interrogeait sur la réputation sulfureuse du banquier qui a accueilli Nicolas Sarkozy et son épouse lors de leur séjour au Mexique.

En rappelant que Roberto Hernandez Ramirez avait été accusé par la presse d’avoir entretenu des liens avec le narcotrafic, et que les procès en diffamation intenté par ce banquier contre ses accusateurs avaient échoué, tant au Mexique qu’aux Etats-Unis.

Samedi, sur le plateau de « + Clair », l’émission de Canal+, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a accusé Rue89 d’avoir relayé de simples « rumeurs ». (Ecouter le son)

Rue89 a rencontré Al Giordano, de passage au Mexique. Al Giordano est un des deux journalistes qui a gagné un procès contre Hernandez Ramirez, suite à des enquêtes qui révèlaient les activités pour le moins suspectes du banquier.

Le porte-parole de l’UMP, en France, estime que vos enquêtes sur les liens entre Hernandez Ramirez et le narcotrafic sont des « rumeurs » remontant aux « années 80 ». Il a déclaré sur un plateau de télévision que Ramirez n’avait jamais été inquiété...

Ces rumeurs ne datent pas des années 80, mais elles ont été confirmées par la Cour suprême de New York en 2001. Monsieur le porte-parole, pourquoi parlez-vous de rumeurs quand il s’agit de faits avérés, confirmés par la justice ? Qui cherchez-vous à protéger dans cette histoire ?

C’est une habitude de dénigrer ainsi en parlant de rumeurs, mais cette fois, pas de chance, la justice nous donne raison.

Comment avez-vous connu Roberto Hernandez Ramirez ?

Nous sommes en février 1999, je suis journaliste pour le Boston Phoenix et je viens au Mexique, dans la péninsule de Yucatan, pour couvrir un sommet sur le thème de la drogue entre le président mexicain Ernesto Zedillo et Bill Clinton. Je lis tous les journaux locaux, et l’un d’entre eux, Por esto !, m’interpelle particulièrement.

Sur sa couverture, ce journal affirmait que Roberto Hernandez Ramirez, l’homme qui a prêté une hacienda pour la réunion de nos deux présidents, était en fait un narcotrafiquant.

Extrait de l’enquête du journal Por Esto ! consacrée à Roberto Hernadez Ramirez (DR)

Je lis l’article et ses informations correspondent à mes propres enquêtes sur le fonctionnement du narcotrafic au Mexique et aux Etats-Unis. Donc je me rends au siège du journal et je rencontre l’auteur de l’article qui est en fait le directeur du journal, Mario Mendez Rodriguez.

Plus nous parlons de l’enquête, plus il me montre des documents très intéressants. Mario Mendez avait déjà publié ses conclusions en 1996, et depuis, il avait été attaqué dix-sept fois devant les tribunaux pour diffamation. Or Mario Mendez Rodriguez n’a jamais perdu aucun procès, fait très rare au Mexique.

Son enquête est fondée sur des photos qui montrent clairement des bateaux colombiens en train de débarquer de la cocaïne sur les plages des propriétés de Robert Hernandez Ramirez, et des avions qui partent des mêmes propriétés en direction du Nord.

Comment a-t-il obtenu de tels documents ?

Grâce aux pêcheurs qui travaillaient depuis toujours dans cette zone. Quand M. Hernandez s’approprie des eaux territoriales, en toute illégalité, soit dit en passsant, ses sbires menacent les pêcheurs et les empêchent de travailler au large de ses propriétés.

Le journaliste Al Giordano (DR)Il faut savoir que M. Hernandez possède plus de soixante kilomètres de côtes dans cette péninsule, que les locaux appellent le triangle de la cocaïne. Ces mêmes pêcheurs vont aller dénoncer au journal leur éviction, qu’ils pensent liée au trafic de drogue.

Ils vont beaucoup aider les photographes de Por esto ! à étayer les faits. Au même moment, il existait déjà des preuves de l’implication de sa banque, Banamex, dans des activités de blanchiment d’argent, suite à une enquête de trois ans des autorités américaines et de la DEA (l’agence antidrogue américaine) dénommée « l’opération Casablanca ».

Ceci n’était pas nouveau, presque toutes les banques mexicaines et américaines sont impliquées dans le blanchiment d’argent à différents niveaux.

Ce qui était nouveau, en revanche, c’est qu’un banquier, dont les activités illicites étaient bien connues dans le Yucatan, pouvait ainsi être l’hôte d’un sommet contre la drogue entre deux présidents, et ainsi prouver au monde qu’il était un homme respectable.

Je rentre donc aux Etats-Unis et je publie dans le Boston Phoenix cette enquête. Pour Banamex, il était compliqué d’attaquer un grand journal comme le Boston Phoenix : ils ne feront aucun procès.    Narco News, un site et une école Al Giordano est journaliste et fondateur de The Narco News Bulletin, un « journal sur Internet » (comme il se définit), traitant de toute l’actualité en Amérique. Le journal est spécialisé sur le narcotrafic et les mouvements sociaux, en particulier les zapatistes au Mexique. Narco News a créé une « école du journalisme authentique » dans plusieurs pays du continent. Evo Morales, le président bolivien comme Alvaro Garcia, le vice-président, ont été des professeurs de cette école.

Comment en arrive-t-on alors à la justice new-yorkaise ?

En 2000, je fonde le site d’information The Narco News Bulletin : je voulais publier mes enquêtes sur le narcotrafic au Mexique, qui ne trouvaient pas d’écho dans les journaux classiques. Je les publie donc sur Internet et je traduis aussi en anglais le travail de Mario Mendez.

Et c’est là que, quelques mois plus tard, Banamex décide de nous attaquer devant la Cour suprême de justice de New York pour diffamation, arguant qu’ils n’étaient pas des narcotrafiquants, et que nos enquêtes ternissaient leur réputation.

En juillet 2001, le procès commence et la même semaine, Banamex est rachetée par Citigroup, la plus grande institution financière de la planète, où Roberto Hernandez obtient un siège au conseil d’administration. Nous nous retrouvons donc face aux géants de la finance.

Le jugement est rendu en décembre 2001 : la Cour suprême estime que Banamex n’a pas réussi à prouver que les faits incriminés étaient faux, ni que Narco News avait fait preuve de mauvaise foi.

Le jugement est capital : c’est la première fois qu’un tribunal américain estime que les Lois qui encadrent les grands médias, sont les mêmes pour les médias sur Internet.

Pourquoi ce jugement est si peu connu au Mexique ?

Essentiellement parce que Banamex est la banque qui prend le plus de publicités dans les médias mexicains, et que Roberto Hernandez Ramirez fait partie du conseil d’administration du groupe Televisa, la plus grande chaîne de télévision du pays.

Notre banquier est également l’ami de tous les présidents mexicains depuis vingt ans, autant dire qu’il est intouchable et que les autorités mexicaines n’ont jamais enquêté sur ces activités. Même si notre procès est traité par la presse américaine, le New York Times et le Washington Post par exemple n’en ont jamais parlé.

C’est pourquoi j’ai été si agréablement surpris de voir le courage de la presse française, pour parler de ces enquêtes, en disant qui est réellement Roberto Hernandez Ramirez.

Pourquoi pensez-vous que Nicolas Sarkozy est allé séjourner chez cet homme ?

Je n’en sais rien. Je suppose que Felipe Calderon a quelque chose à voir là-dedans, comme Zedillo avait quelque chose à voir dans le séjour de Clinton chez ce même Hernandez. Le plus incroyable c’est que l’initiative Mérida, le plan d’aide américain pour le Mexique et l’Amérique centrale, est également née dans une de ses haciendas, ce qui en dit long sur la corruption.

Pour Roberto Hernandez Ramirez, une manière de laver sa réputation est justement d’inviter chez lui des chefs d’Etats. Ce qui est sûr c’est que le gouvernement français ne pouvait ignorer qui est ce monsieur, d’autant plus qu’il est l’heureux propriétaire d’un superbe château dans votre pays.


 Truc 002


Message original -------- Sujet : 17 avril : journée internationale des luttes paysannes Date : Fri, 23 Jan 2009 19:10:01 +0100 De : christian chaufaux

 ----- Original Message ----- La Via Campesina / viacampesina@viacampesina.org

La Via Campesina Mouvement paysan international 17 avril : journée internationale des luttes paysannes Ensemble pour les droits des paysans et des paysannes ! Depuis 1996, le 17 avril a été déclaré par La Via Campesina « journée internationale des luttes paysannes ». Cette journée commémore le massacre par la police brésilienne de 19 paysans du mouvement des sans terres alors qu’ils s’étaient mobilisés pour obtenir des terres. 13 ans plus tard, la lutte pour la reconnaissance des droits des paysans et des paysannes reste une priorité de La Via Campesina. Les crises actuelles (crise de la finance, du climat, de l’énergie, des aliments et de la biodiversité)ont mis en évidence la responsabilité, la fragilité et l’absurdité du système économique libéral. La logique voudrait que les gouvernements renoncent aux politiques à l’origine de ces crises et qu’ils mettent en place des garde-fous. Or, c’est l’inverse qui se passe : tentatives renouvelées de conclure le cycle des négociations de Doha à l’OMC, multiplications partout dans le monde des accords bilatéraux de libre échange, lancement d’une nouvelle révolution verte en Afrique basée sur les biotechnologies, etc. L’Union Européenne a même repris son offensive envers les pays africains et vise une signature des accords de partenariats économiques (APE) pour juin 2009. Les APE et les politiques néolibérales sont un véritable danger pour l’Afrique. Une étude d’impact des APE sur l’économie du Mali montre que la signature des APE aura des conséquences dramatiques pour les petits producteurs de lait du Mali. En raison de l’ouverture des marchés beaucoup d’entre eux devront arrêter la production. Les APE sécurisent les profits des multinationales mais ne servent en aucun cas les besoins des populations.  En ce 17 avril 2009, unissons-nous pour stopper les accords de libre échanges en Afrique et partout dans le monde. Mobilisons-nous pour dire que nous en avons marre que les droits des hommes et des femmes soient bafoués au profit des bénéfices engrangés par les multinationales ! Et réaffirmons nos alternatives : la souveraineté alimentaire et les intégrations économiques qui la respectent comme l’Alternative Bolivarienne pour les Amérique . La Via Campesina appelle toutes ses organisations membres, ses amis et alliés à s’unir en ce 17 avril, pour les droits des paysans et des paysannes (droit d’accès à la terre, aux semences, à l’eau etc). Vous pouvez organiser des manifestations, des débats publiques, une projection de film, un marché de produits paysans, une fête, une action, des concours de chansons etc. Soutenez la campagne internationale de la Via Campesina pour une convention internationale des droits paysans comme cela a été décidé lors de la Vième conférence des mouvements paysans à Maputo en octobre 2008. Cette déclaration est un outil pour nous tous pour nous opposer au néolibéralisme qui est contradictoire avec la souveraineté alimentaire. Pour donner une unité à nos actions, inscrivez-vous sur la liste de diffusion du 17 avril en envoyant un message « blanc » à http://viacampesina.net/mailman/lis.... Merci d’y envoyer ensuite toutes les activités que vous planifier d’organiser. Plus d’infos sur le site : www.viacampesina.org

International Operational Secretariat


La Via Campesina - International Secretariat : Jln. Mampang Prapatan XIV No. 5 Jakarta Selatan, Jakarta 12790 Indonesia Phone : +62-21-7991890, Fax : +62-21-7993426 E-mail : viacampesina@viacampesina.org, Website : http://www.viacampesina.org +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


 Truc 003

Géographie du sexisme, Discours autorisés sur la violence faite aux femmes au pays de Johnny Hallyday http://lmsi.net/spip.php?article873 Par Sylvie Tissot, Christine Delphy, 24 mars

Vingt ans de prison ont été récemment requis à l’encontre de l’homme pakistanais qui, en 2005, avait tenté de brûler vive son ex-petite amie, Shérazade, qui refusait de l’épouser. On pourrait, en tant que féministes, s’en réjouir...

Le traitement de cette affaire nous apparaît malheureusement comme une source supplémentaire de désespoir. Non seulement les violences faites aux femmes sont un phénomène massif [1], non seulement aucune politique publique digne de ce nom n’existe en France, mais les seuls cas perçus comme assez légitimes pour attirer l’attention des médias et de la classe politique sont systématiquement ceux qui mettent en cause immigrés, jeunes de banlieue, musulmans et/ou arabes.

Comme si la violence faite aux femmes n’était pas un phénomène répandu dans toute la société française, de la classe politique à la classe ouvrière, des textes de chanson aux comptoirs des cafés. En 1976, Johnny Hallyday, notre chanteur 100% national, ne chantait-il pas :

« Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée » ?

Ni Putes Ni Soumises a ainsi fait de Shérazade sa « vice-présidente » d’honneur. Avec une femme sur vingt victime en 1999 de violence physique (des coups à la tentative de meurtre), les candidates à ce statut sont légion : pourquoi donc les conditions requises pour être défendue par NPNS sont-elles indissociablement liées à la couleur de la peau ? Pourquoi les banderoles des (rares) manifestations qu’elle organise affichent-elles toujours des prénoms arabes : Ghofrane, Shérazade et Sohane ? Où sont les Monique, les Catherine, les Françoise, tout aussi mortes ?

La réponse est simple : le sexisme sévit « là-bas », en banlieue, pas « ici », dans la République française. Et pour que ce soit plus clair encore, la présidente de NPNS a déclaré que Shérazade était le « symbole aujourd’hui des violences faites aux femmes ».

Il faut le dire avec force aujourd’hui : ce discours est non seulement raciste mais aussi anti-féministe. Raciste car il fait des arabes et/ou des musulmans des individus naturellement programmés au sexisme. Sexiste car il vient alimenter l’idée, à la base de la pensée anti-féministe, que « la violence sexiste ne peut être qu’accidentelle chez nous parce que le patriarcat est localisé ailleurs » [2] . Ailleurs, et c’est là qu’un stade est franchi avec l’affaire Shérazade... Le patriarcat ne survit pas seulement dans nos banlieues, nous dit-on. Pour être sûr que l’on comprenne bien que le patriarcat des banlieues n’a rien à voir avec le « nôtre », le procureur a renvoyé le geste de cet homme aux « crimes d’honneur » commis au Pakistan, le pays des terroristes, bien sûr, CQFD...

Il ne faut pas minimiser tout ce que nous perdons, nous féministes militantes, à nous laisser imposer cette géographie de la violence sexiste. Car bouter symboliquement le sexisme hors de France, c’est occulter la grande tradition française, notamment de « crime d’honneur ». Rebaptisé « crime passionnel » après avoir disparu du code pénal à la fin du 19è siècle, ce type de crime a été efficacement ressuscité sous la forme d’une stratégie des avocats de la défense qui a le grand mérite de faire passer un meurtre pour un acte d’amour.

Mais à la tradition française des violences sexistes s’ajoute une autre : la disculpation voire l’héroïsation de leurs auteurs. Rappelons-nous Bertrand Cantat, pour qui, après qu’il a tué sa compagne Marie Trintignant, à coups de poings (19), puis l’a laissé agoniser pendant 6 heures, tant de larmes ont été versées ; tant de compassion déversée pour sa « vie perdue », au point que certains le considéraient comme également victime de ce « malheureux incident » (entendu à la télévision le 19 février 2009) que la morte.

Il ne s’agit pas ici de minimiser la violence exercée sur Shérazade ; mais comparons seulement :
- les vingt ans de prison requises contre l’homme qui a agressé et atrocement blessé Shérazade (sans néanmoins la tuer).
- les 4 ans (et non les 8 auxquels il fut condamné) passés en prison par Bertrand Cantat pour un meurtre qui serait en fait, selon les juges lithuaniens, un assassinat.

Une autre comparaison instructive reste, à notre sens, celle qui met en parallèle le traitement de deux affaires : l’agresseur de Shérazade et le député UMP de Moselle Jean-Marie Demange qui, en novembre dernier, s’est suicidé après avoir tué sa maîtresse. La dénonciation consensuelle du premier n’a eu d’égale que les commentaires désolés sur le deuxième, décrit comme un homme épuisé et à bout - le pauvre homme avait, il est vrai, perdu son poste de maire de Thionville, ce qui excusait bien aussi un autre de ces « moments de folie » (le mot couramment employé pour Cantat) auxquels les hommes ont droit, au moins une fois dans leur vie, et tant que les victimes en sont des femmes.

Et c’est ainsi qu’une minute de silence a pu être observée à l’Assemblée en l’honneur d’un meurtrier devenu héros national. Sa maîtresse assassinée allait, elle, rejoindre les statistiques anonymes et invisibles de la violence sexiste chez nos bons Français.

Post-scriptum Cet article, paru initialement dans le journal Politis le 19 mars 2009, doit beaucoup au débat qui a eu lieu à la Ligue des droits humains le 14 février 2009 avec Christine Delphy autour de son livre Classer, dominer. Qui sont les « autres » ?. Merci à toutes les participantes.


 Truc 004


Message original -------- Sujet : L’immigration, outil de propagande Date : Wed, 25 Mar 2009 18:45:24 +0100 De : christian chaufaux

L’immigration, outil de propagande La politique d’immigration n’a qu’une raison d’être : servir Sarkozy. C’est la conclusion d’une étude menée dans Cette France-là, ouvrage collectif et citoyen, qui en dénonce les incohérences.

Comme deux mille fonctionnaires, parlementaires, élus, magistrats, le cabinet d’Eric Besson a reçu le premier volume de Cette France-là (6 mai 2007-30 juin 2008). Cet ouvrage collectif de contre-expertise a pour ambition de dresser un état des lieux annuel de la politique d’immigration choisie par le chef de l’Etat. Invité le 4 mars au Grand Journal de Canal+, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale ne semble guère au courant lorsque l’animateur Ali Baddou lui tend un exemplaire. “Le lendemain, son assistante a appelé pour en recevoir dix de plus”, raconte le philosophe Michel Feher, président du collectif à l’origine du projet. D’un coup, le ministre soupèse le sobre pavé noir et lance : “Je connais ces gens, ils sont pour la liberté de circulation des sans-papiers.” Cette simple phrase résume à elle seule le fondement de la politique que l’ancien socialiste a accepté de promouvoir : le mensonge. “Il n’y a rien dans ce livre qui défende cette position. Les Etats-nations ont le droit de réguler les flux migratoires. Toute la question est de savoir comment ils l’exercent”, rétorque Michel Feher au ministre. L’objectif des auteurs (chercheurs, enseignants, militants, journalistes) est de recenser et d’analyser au plus près la politique d’immigration, clef de voûte du mandat de Nicolas Sarkozy, depuis son entrée en fonction jusqu’à la fin de son quinquennat. Il est ici question de rigueur et de finesse d’analyse et non de dénonciations ou de raccourcis. Trop contre-productif. Il aura d’ailleurs suffi à Philippe Lioret, le réalisateur de Welcome, de prononcer le mot “Juif” dans une interview donnée à La Voix du Nord pour que Besson s’en empare et retourne l’indignation pour le sommer de s’excuser. Si cette joute participe du buzz autour du film, elle a aussi l’avantage pour le ministre de détourner l’attention de la situation dramatique des migrants de Calais et de la répression des associations. A l’opposé de cette rhétorique, Cette France-là met en doute avec force arguments la rationalité de la politique d’immigration. C’est toute sa puissance. A l’origine du projet, il y a l’association Cette France-là. Pendant la campagne présidentielle de 2007, elle avait lancé une campagne d’affichage avec des portraits de personnes expulsées sous-titrés “Cette Francelà, vous l’aimez ? Vous pouvez la changer”. Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, ses membres décident alors de travailler à la rédaction d’annales des effets de la politique d’immigration. Dans la première partie de ce premier tome, ils présentent 80 témoignages bouleversants de personnes ayant fait l’objet d’une mesure d’“éloignement” ubuesque, parmi les 29 847 de 2008. Les deuxième et troisième parties sont consacrées aux concepteurs et acteurs d’une politique et d’une procédure déshumanisées dans lesquelles les préfets tiennent une place centrale. Dans la dernière partie, les auteurs mettent en lumière les contradictions et paradoxes de cette politique. La dichotomie introduite entre l’immigration dite “choisie” (besoins des employeurs) et “subie” (familiale) est en cela emblématique de la schizophrénie française. Les “choisis” ont aussi une famille et les “subis” forment une maind’oeuvre dont le patronat a besoin. Mais surtout, cette politique, au lieu d’attirer les travailleurs dont l’économie française aurait besoin comme le prône la politique de Sarkozy, elle les en dissuade ! C’est sous l’incohérence que Cette France-là va chercher avec brio la véritable raison d’être de la politique : l’utilisation de l’immigration comme faire-valoir du volontarisme en politique. “Sarkozy est persuadé que le politique a besoin d’être réhabilité. Mais quand le volontarisme ne marche pas, il faut développer des techniques de dissimulation”, développe Michel Feher. Le président a développé deux techniques : changer constamment de sujet et se réserver des domaines dans lesquels “quand on veut, on peut”. C’est là qu’intervient la “politique du chiffre” et “la culture du résultat”. Selon le commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, la seule raison d’être des quotas “est la capacité de l’administration à les atteindre”. Donc d’incarner le volontarisme de Sarkozy. “Cette manière d’instrumentaliser une minorité à la seule fin de mettre en scène le pouvoir du chef est dangereuse pour la démocratie”, explique le philosophe. Il compare cette politique avec celle des rendements boursiers : “La politique du chiffre est une politique du crédit, elle sert à entretenir le crédit du gouvernement.” Cette technique du rendement, inspirée de la gouvernance managériale néolibérale, s’applique aujourd’hui à d’autres administrations. L’efficacité d’un commissariat est ainsi mesuré par son taux d’élucidation. Les agents se concentrent sur des délits ne nécessitant pas d’enquête comme les outrages à agent, les possessions de drogue et les interpellations de sans-papiers. “Après la crise économique, l’Etat français est le dernier endroit où la politique absurde du résultat est encore considérée”, conclut Michel Ferher. Cette France-là (6 mai 2007-30 juin 2008), collectif, association Cette France-là (www.cettefrancela.net), 448 pages, 15 €, diffusion : éditions La Découverte  http://www.lesinrocks.com/actualite...


 Truc 005

L’image ternie de Tsahal après la guerre de Gaza, par Michel Bôle-Richard LE MONDE | 26.03.09 | 13h05 • Mis à jour le 26.03.09 | 17h49 http://www.lemonde.fr/opinions/arti...

"L’armée israélienne est la plus morale du monde", n’a pas hésité à dire Ehoud Barak, ministre de la défense dans le gouvernement sortant d’Ehoud Olmert. "Je ne crois pas que les troupes israéliennes aient porté atteinte à des civils palestiniens de sang-froid", a affirmé le chef d’état-major de Tsahal, Gaby Ashkenazi. Tous deux ont admis qu’il y ait pu avoir des "cas isolés" de comportements répréhensibles des soldats israéliens lors des vingt-deux jours de la guerre dans la bande de Gaza, mais qu’il ne fallait pas généraliser. Des enquêtes ont été ouvertes pour faire la lumière sur ces bavures. "On peut faire confiance à l’armée pour être sûr que rien de tangible ne sortira de ces investigations. Une armée qui enquête sur elle-même, cela ressemble à une farce", ironise Uri Avnery, écrivain et militant pacifiste.

Conservez cet article dans votre classeur Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts A LIRE AUSSI L’armée israélienne est accusée de crimes de guerre par une organisation de défense des droits de l’homme, qui affirme que des obus au phosphore blanc ont été tirés sur des civils palestiniens. Les faits L’armée israélienne rejette les accusations de crimes de guerre à Gaza Les faits M. Nétanyahou dit vouloir œuvrer pour la paix Entretien "Il va être un peu plus difficile de faire pression sur Israël" Les faits Israël réfute les accusations de crime de guerre pour usage d’armes au phosphore Les faits Human Rights Watch accuse l’armée israélienne de crimes de guerre Compte rendu Guerre de Gaza : l’armée israélienne accusée de crimes de guerre

Mais il aura fallu que la presse israélienne, notamment les quotidiens Maariv et Haaretz, publie les témoignages de soldats pour que les autorités militaires réagissent. Jusqu’à présent, les nombreux récits des victimes à Gaza et les dénonciations des organisations de défense des droits de l’homme n’avaient pas ému l’opinion publique israélienne, qui a largement soutenu ce conflit. Aujourd’hui, le citoyen israélien a du mal à s’interroger sur les dérives de son armée, qui, selon les derniers chiffres publiés par le Centre des droits de l’homme palestinien, a causé la mort de 1 417 personnes, dont 926 civils, parmi lesquels 313 mineurs et 116 femmes. Seuls 236 combattants ont été tués, ainsi que 255 policiers ou agents de sécurité, dont 240 lors des bombardements massifs du 27 décembre 2008.

Au fur et à mesure que les langues se délient, il apparaît de plus en plus clairement que Tsahal n’a pas respecté les règles les plus élémentaires de la guerre en procédant à des pilonnages intensifs des zones civiles, en utilisant des bombes au phosphore, en rasant plus de 4 000 maisons, en réduisant l’infrastructure économique, en utilisant sa puissance de feu pour tenter d’éviter toute perte dans ses rangs. Ce qui, paradoxalement, a occasionné de multiples incidents de "tirs amis". "Je veux de l’agressivité. S’il y a des doutes sur les occupants d’une maison, on la bombarde. Si un bâtiment est suspect, on le détruit", briefait, avant les combats, un commandant de compagnie, selon un témoignage sur la chaîne 10.

Il n’était pas question de prendre le moindre risque, afin d’éviter aussi les menaces d’enlèvement de soldats. C’est pourquoi des oliveraies, des cultures, des quartiers ont été rasés au sol. Le moindre mouvement était suspect. La moindre présence constituait une menace. Les ambulances n’ont pu avoir accès à des blessés, qui sont morts vidés de leur sang. Des familles ont été séquestrées pendant plusieurs jours sans eau et sans nourriture. Seize secouristes ont été tués et 34 établissements médicaux ont été attaqués, selon le rapport de l’ONG, Médecins pour les droits de l’homme (PHR).

Pour les Israéliens, c’est la faute du Hamas. Parce que ses combattants ont lancé des roquettes, parce qu’ils se sont dissimulés au sein de la population, qu’ils l’ont utilisée comme bouclier humain. Parce qu’ils ont caché des armes dans les mosquées, tiré depuis des écoles, qu’ils se sont cachés dans les hôpitaux, qu’ils ont enlevé leurs uniformes, qu’ils ont utilisé les ambulances comme moyen de transport.

Tous les arguments sont avancés par les autorités israéliennes pour justifier ce qui s’est passé dans la bande de Gaza : des tracts ont été lancés, des coups de téléphone ont été donnés, toutes les précautions ont été prises pour éviter de faire des victimes civiles. Mais les Gazaouis se sont retrouvés piégés, n’ayant nulle part où aller, à la merci des soldats israéliens, qui tiraient souvent sans discernement : "Tout ce qui bougeait ne pouvait être que des terroristes."

Dans ces conditions, menacer les officiers et les hauts responsables militaires et politiques de "crimes de guerre" est du "terrorisme légal", selon le colonel Liron Liebman, responsable du département juridique de l’armée, pour lequel il y a "un large fossé entre erreurs et crimes de guerre". Pour Ehoud Olmert, le premier ministre, il n’y a aucun doute : "Je ne connais aucun militaire qui soit plus moral, plus régulier et plus sensible à la vie des civils que ceux des forces armées israéliennes."

Même à Gaza ? Même si, comme l’explique l’expert militaire Reuven Pedatzur, "il n’y a pas eu de guerre à Gaza, pas même une vraie bataille", puisque, face à la puissance de feu des Israéliens, les combattants du Hamas ont préféré se replier et attendre l’ennemi au coeur des villes, où Tsahal n’a pas osé s’aventurer de peur de subir trop de pertes.

Pour l’essentiel, ce sont donc les civils qui ont eu à subir les conséquences de ce conflit, qui n’a pas permis d’atteindre tous les objectifs fixés. Le caporal Gilad Shalit est toujours séquestré. Les tunnels creusés sous la frontière égyptienne sont toujours opérationnels, et les roquettes continuent d’être lancées sur le sud du territoire israélien. Deux ans et demi après l’échec de la guerre au Liban, l’opération "Plomb durci" a non seulement révélé ses limites, mais démontré que le pouvoir de dissuasion ne se rétablit pas en tuant des civils.

  Courriel : bole.richard@lemonde.fr.

  Michel Bôle-Richard (Correspondant à Jérusalem) Article paru dans l’édition du 27.03.09.


 Truc 006

Stéphane Guillon encore...

# 25/03/2009 >La plume de Sarkozy http://www.radiofrance.fr/franceint...

# 24/03/2009 >Martine Aubry se plante au Zénith http://www.radiofrance.fr/franceint...

# 23/03/2009 >Benoît XVI : Satan l’habite http://www.radiofrance.fr/franceint...

# 18/03/2009 >Gad Elmaleh pour le bouclier fiscal http://www.radiofrance.fr/franceint...

# 17/03/2009 >Sarkozy dort chez Tony Montana http://www.radiofrance.fr/franceint...


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Européennes : quand Dati flirtait avec le PS EXCLUSIF

« Libération » a retrouvé une copie de la liste socialiste aux Européennes de 1994. L’actuelle garde des Sceaux y figure en 54e position... David Revault d’Allonnes et Alain Auffray http://www.liberation.fr/politiques...   En matière d’élection européenne, Rachida Dati n’est pas tout à fait novice. Avant d’occuper la deuxième place en Ile-de-France derrière Michel Barnier, elle a déjà été très près de concourir pour cette compétition électorale.

C’était en 1994, sur la liste « Europe solidaire »… du parti socialiste. « Vendredi », l’hebdomadaire interne du PS de l’époque, en date du 6 mai 1994 - soit un peu plus d’un mois avant le scrutin - en atteste : l’actuelle garde des Sceaux figure en 54e position sur la liste (à l’époque nationale) conduite par Michel Rocard, alors premier secrétaire, et votée par les militants. Elle apparaît aux côtés d’actuels dirigeants du parti, tels que Jean-Christophe Cambadélis ou Benoît Hamon... Mais, à l’arrivée, son nom a disparu de la liste présentée aux électeurs. Un retrait motivé par la déception d’une place non éligible ? Interrogée ce mercredi, la Garde des Sceaux assure qu’elle a elle même « demandé que [son] nom soit rayé de cette liste ».

Du côté de la rue de Solférino, cette éphémère incursion n’a pas marqué les esprits. « Je n’en ai absolument aucun souvenir, et je n’en ai jamais entendu parler », assure Yves Colmou, à l’époque directeur de cabinet du premier secrétaire.

L’actuel président de la région Ile de France admet pourtant avoir croisé la route de Rachida Dati, quelques années auparavant, alors qu’il était encore directeur du cabinet de Michel Rocard à Matignon : « Dati n’était pas au PS, mais elle m’avait été présentée par Jacques Attali qui souhaitait que je la prenne au cabinet, dans un esprit de diversité, de mixité. Plusieurs autres responsables socialistes, dont Jean-Louis Bianco et Pierre Moscovici, ont raconté avoir été contactés par Rachida Dati. « Elle faisait du rentre dedans à tout le monde », se rappelle l’un d’eux.

Reste qu’au parti, personne ne se souvient du circuit emprunté par Rachida Dati pour atterrir sur la liste. « Si elle était passagère clandestine, arrivée là au titre de l’ouverture, pas étonnant que personne ne s’en souvienne, dit un proche d’Aubry. On ne lui connaît pas de soutien au PS. » Rachida Dati avance une explication : c’est à l’initiative de Bernard Kouchner que son nom avait été placé en 54ème position. « J’étais très proche de Kouchner et de son ex-directeur de Cabinet Martin Hirsch. Mais je ne connaissais ni Rocard ni Moscovici ». La garde des Sceaux ajoute qu’elle se sentait à l’époque de par son « parcours personnel », « naturellement attirée par la gauche ». Protégée du gaulliste Albin Chalandon, elle avait également noué des liens avec les réseaux mitterrandiens. Notamment avec Bernard Kouchner, lui même troisième sur cette liste de 1994. .../...

La version longue de cet article n’est pas disponible en libre accès...


 Truc 008


Message original -------- Sujet : Message 2009_14 Date : Fri, 27 Mar 2009 21:30:38 +0100 De : Liste de Pascal http://desmotscratie.tumblr.com/pos...

Lors du colloque « Technologie sans fil, un nouvel enjeu sanitaire » organisé le 23 mars 2009 à Paris, au Sénat, quatre professeurs les plus en pointe en Europe en matière de recherche sur les liens entre champs électromagnétiques et santé, ont lancé un appel solennel.

Afin de mettre en garde les pouvoirs publics contre l’utilisation sans limitation des technologies sans fil...

Déclaration du 23 mars 2009 : Champs électromagnétiques et santé http://www.contaminations-chimiques...

L’évolution darwinienne s’est faite en présence de champs électromagnétiques naturels. La magnétoréception est l’un des mécanismes biologiques permettant aux oiseaux migrateurs et aux abeilles de se diriger. Nul scientifique ne peut aujourd’hui affirmer que la couverture de nos territoires européens par de multiples champs électromagnétiques artificiels n’a pas, n’aura pas, de retentissements majeurs sur les comportements et la préservation de la faune.

Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l’observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques. Il existe aujourd’hui en Europe un nombre croissant de malades qualifiés d’« électrohypersensibles », devenus intolérants aux champs électromagnétiques.

Bien que les mécanismes biologiques de l’électrosensibilité soient encore incompris, celle ci est reconnue légalement comme un handicap en Suède.

Nous, médecins, agissant en vertu du serment d’Hippocrate, nous, chercheurs, agissant au nom de la vérité scientifique, nous tous, médecins ou chercheurs de différents Etats membres de l’Union européenne, affirmons en toute indépendance de jugement, qu’existe un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques, que cette intolérance leur créé un préjudice grave au plan de leur santé et de leur vie professionnelle et familiale, qu’on ne peut exclure chez eux l’évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers, et par conséquent, que ce préjudice nécessite d’être reconnu et réparé par les systèmes de protection sociale des différents Etats membres de la communauté européenne.

Nous prévenons les pouvoirs publics qu’en l’état actuel de nos connaissances, on ne peut exclure qu’après une période d’exposition suffisante, cette intolérance puisse concerner aussi les enfants et donc être à l’origine d’un problème de santé publique majeur dans les années à venir dans tous les pays utilisant sans restriction les technologies modernes faisant appel aux champs électromagnétiques.

Malgré des connaissances scientifiques encore insuffisantes et même l’existence de controverses sur certains points, la communauté scientifique internationale est unanime pour reconnaître la possibilité d’un risque de santé publique présumé grave, requérant d’urgence l’application du principe de précaution. Faire le jeu de certains lobbies et brader l’existence même des problèmes de santé et d’environnement au nom d’intérêts économiques et financiers à court terme ne pourrait être que nuisible à l’ensemble de nos concitoyens.

 * Pr Franz Adikofer, European Reflex program coordinator, Verum Foundation, Munich (Germany)

 * Pr Dominique Belpomme, Université Paris Descartes, Département d’oncologie médicale, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris (France)

 * Pr Lennart Hardeli, MD PhD, Department of oncology, University Hospital, Orebro (Sweden)

 * Pr 0lle Johansson, Department of neuroscience, Karolinska Institute, Royal Institute of Technology, Stockholm (Sweden)

En savoir plus :

 * Présentation du colloque sur ce site http://www.contaminations-chimiques...


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Sommet de l’Otan à Strasbourg : drapeaux pacifistes s’abstenir Par Emmanuelle BOURGET | Etudiante en journalisme | 25/03/2009 | 11H02 http://www.rue89.com/2009/03/25/som...

Des policiers ont exigé le retrait de drapeaux « Pace » que des militants avaient accroché à leur fenêtre en signe de protestation.

Drapeau anti-Otan au balcon d’un immeuble à Strasbourg (Christian Grosse)

A quelques jours du sommet de l’Otan qui se tiendra dans la capitale alsacienne du 3 au 5 avril, les mesures de sécurité se font de plus en plus drastiques.

Outre l’instauration controversée de « zones rouges » limitant la liberté d’aller et venir dans certains périmètres géographiques de la ville (nécessité de présenter un badge), plusieurs Strasbourgeois ont ainsi fait l’objet de tentatives d’intimidation de la part de policiers et de gendarmes.

Alors que l’organisation s’apprête à fêter son 60e anniversaire, le collectif anti-Otan mène une campagne d’opposition au retour annoncé de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

Parmi ses actions, la vente cette semaine de pas moins de 350 drapeaux arborant l’inscription « Pace - No to Nato » (« Paix - Non à l’Otan »). Les militants étant invités à arborer ces bannières à leurs balcons. « Les policiers m’ont demandé ce qui était inscrit sur les drapeaux »

Ce geste, pourtant pacifique, a fait réagir les autorités. Deux policiers se sont ainsi rendus au domicile de Christian Grosse, membre du secrétariat local du PCF et du collectif anti-OTAN (comme, selon lui, au moins cinq autres Strasbourgeois). Son fils, qui les a reçus en son absence, témoigne :

 « Ces agents se sont présentés dans le hall de mon immeuble, invoquant des “consignes reçues de leur supérieur”. Ils m’ont demandé si ces drapeaux étaient les miens, ce qu’il y avait inscrit dessus ( !) et m’ont exhorté à les décrocher, affirmant qu’en cas de refus d’obtempérer, ils devraient intervenir.

 Je ne sais pas bien ce qu’ils entendaient par là, mais cela ressemble fort à une tentative d’intimidation... » (Voir aussi son témoignage recueilli par StrasTV)

Le fils s’est exécuté... Avant que son père ne hisse de nouveau le drapeau, dès le lendemain matin. Christian Grosse est proprement scandalisé par ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’expression :

 « On a clairement affaire ici à un déni de démocratie. C’est inadmissible, d’autant que nous menons une action pacifique. »

L’affaire embarrasse la préfecture

L’identité des policiers reste à ce jour inconnue, et la préfecture dément toute implication dans un court communiqué. Son rôle dans cette affaire reste incertain, et nos tentatives de joindre leurs services se sont révélées infructueuses.

L’avocate Nohra Boucara s’interroge : 

 « A-t-on affaire à des policiers trop zélés ou l’ordre vient-il vraiment “d’au-dessus”, comme ils le prétendent ? D’après ce que je sais, ces interventions n’ont pas été systématiques, il n’y a eu que quelques incidents.

 Dans certains cas, les agents se « contentaient » de s’enquérir de l’identité de certains détenteurs de drapaux auprès du voisinage, dans d’autres ils demandaient le retrait pur et simple de « l’objet du délit ».

 Lorsqu’un policier intervient, cela implique qu’il y ait eu une interdiction préalablement dictée. Or à en croire la préfecture, il n’y aurait rien eu de tel ».

Cette intervention fait en tous les cas bondir le juriste et blogueur Maître Eolas, qui s’interroge :

 « Sur quelles bases légales peut-on ordonner à des citoyens de retirer des drapeaux pacifistes de leur balcon, sous couvert de menaces à peine voilées ?

 Je suis estomaqué. Affirmer son opposition à l’Otan via un message pacifique fait partie du droit de manifestation le plus strict et entre d’autant plus dans le champ de la liberté personnelle lorsqu’ils le font chez eux. »

Dans la pratique, rien n’empêche un préfet de décider ce type de restrictions

Selon lui, les policiers, s’ils ont agit de leur propre initiative, font clairement preuve d’un excès de pouvoir.

 « Pour ce genre d’interventions, il faudrait que le préfet fasse publier un arrêté préfectoral stipulant qu’il est interdit d’arborer des drapeaux dans tel espace géographique. Et dans l’hypothèse où il aurait donné des instructions verbales, alors il aurait agit dans la plus parfaite illégalité. »

La question de la légalité d’un tel arrêté, limitant la liberté d’expression, se pose inévitablement. Pourtant, explique encore Maître Eolas, « rien n’empêche un préfet de le prendre » :

 « Seul le juge administratif peut constater la violation de la loi. Ce serait évidemment illégal dans la théorie, mais dans la pratique, il arrive que des élus s’assoient sur la légalité en invoquant le principe du privilège préalable, qui veut qu’un arrêté, bien qu’illégal, restera en application tant que son illégalité n’a pas été constatée par un tribunal administratif. »

Pour le juriste Patrick Wachsmann, spécialiste en libertés publiques :

 « Il n’existe pas de texte qui interdise d’afficher ce genre de message. L’autorité administrative n’a donc pas le droit de demander le retrait de ces drapeaux, et encore moins d’y procéder d’elle-même. »

La liberté d’expression est, rappelle-t-il, un droit fondamental garanti par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme :

 « La déclaration des droits de Homme n’autorise les restrictions à la liberté d’expression que dans des cas bien particuliers, qui apparaitraient comme nécessaires à la protection de l’ordre public.

 Or ce drapeau ne fait pas l’apologie de valeurs condamnées par la loi française, comme par exemple le nazisme. Et n’est donc aucunement attemptatoire à l’ordre public. »

En attendant, la médiatisation suscitée par cette affaire aura finalement eu l’effet contraire à celui escompté : elle a donné aux gens l’envie de défier ce comportement répressif, et les fameux drapeaux se multiplient comme des petits pains.

De nombreux politiques ont critiqué la réaction des policiers. Daniel Cohn-Bendit l’a ainsi jugée « particulièrement ridicule ». Le député européen Vert ironise :

 « Même Berlusconi, lors du G8 de Gênes, n’avait pas interdit les draps qui pendaient dehors dans les rues à Gênes. »


 Truc 010

URGENCE PAPE - SIDA Ce que le Pape a vraiment dit http://catholique-nanterre.cef.fr/I...

Le Pape et le Sida - Petit exercice pratique

Simples fidèles catholiques, nous prenons l’initiative d’agir dans l’urgence pour faire entendre une parole de raison au cœur de la tourmente médiatique. Puisqu’il est dit que la parole du pape est incompréhensible, voici un exercice pédagogique et non polémique qui permet de mieux la comprendre.

ETAPE 1 : LISEZ CETTE PHRASE “ (…) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. ”   ETAPE 2 : LISEZ CE TEXTE Benoît XVI : Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le se- cond, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font. Source : salle de presse du Saint-Siège (traduction La Croix)

ETAPE 3 : REPONDEZ A 2 QUESTIONS 1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après la 1ère étape et après la 2ème étape ? 2. Qu’arrive-t-il lorsqu’on isole un morceau de phrase d’un propos global ?

ETAPE 4 : QUESTION FINALE Sachant que :
- L’Eglise catholique connaît la réalité du Sida sur le terrain (25% des structures s’occupant des sidéens sont catholiques).
- Le pape est un homme de très haut niveau intellectuel et spirituel qui connaît très bien à la fois la pâte humaine et la question du Sida. Répondez à la question suivante : Finalement, les propos du pape ne méritent-ils pas qu’on leur accorde un minimum de considération et de réflexion ?

Voir aussi http://www.la-croix.com/article/ind... http://www.liberation.fr/societe/01... http://www.lavie.fr/l-hebdo/une/art... http://www.dailymotion.com/video/x8...


 Truc 011

"No Volveran" la révolution bolivarienne au Vénézuela... 90 mn... en espagnol, sous-titré anglais...

Les auteurs de « No Volveran » suivent la délégation officielle de la campagne « Pas touche au Venezuela ! », lors des élections présidentielles de décembre 2006. Avec eux, ils rencontrent les salariés de différentes entreprises, dont les travailleurs de Sanitarios Maracay, qui ont mené une lutte courageuse contre le sabotage patronal, contre la corruption et pour la nationalisation de cette usine, sous contrôle ouvrier.

Alors que les médias occidentaux ont élevé un mur de silence et de mensonges autour de la révolution vénézuélienne, ce documentaire peut-être une source d’inspiration et d’enthousiasme pour tous ceux qui luttent contre le capitalisme. http://video.google.com/videoplay?d...


 Truc 012

Élection au Salvador : Sortir de la peur http://www.pressegauche.org/spip.ph... mardi 17 mars 2009, par Serge Charbonneau  

Il y a des étiquettes auxquelles l’on s’attache. J’ai envie de dire auxquelles les médias "officiels" s’attachent. Étiquettes ou appellation, un peu comme les appellations d’origine pour contrôler !

« Les ex-guérilleros du front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN, gauche) » - Libération

« Mauricio Funes, candidat de l’ex-guérilla d’extrême gauche » - AFP

Nous avons ici une appellation bien difficile à abandonner.

Bien que le scrutin de dimanche, ne fût pas un combat armé, bien que le Front Farabundo Martí de Libération Nationale ait rendu les armes pour les urnes, depuis près de deux décennies (le 16 janvier 1992), l’appellation « guérilleros » même si on lui ajoute, réalité oblige, un petit "ex", est toujours très présente.

On sent qu’on l’écrirait à chaque ligne pour bien faire sentir que les « guérilleros » sont maintenant au pouvoir. Un « guérillero »…

Un « guérillero » est par définition, dans le langage du « bien », une personne à abattre. Tout comme un communiste, qui est une sorte de dictateur qui peut répandre une maladie mortelle pour la démocratie, est aussi une personne à abattre.

Et de communiste à socialiste… on ne perd pas trop de temps à faire des nuances, communistes, socialistes, gauche, tous à abattre pour la liberté et la démocratie.

Des menaces pour le profit, une menace de vous faire déposséder de votre maison !

De la dérive… de la dérive façonnée depuis des années, pensons à Cuba !

Juste avec le terme « ex-guérilleros » on en oublie presque le processus démocratique, l’élection et le choix des électeurs. On utilise l’étiquette pour maintenir dans l’esprit que l’État démocratique du Salvador vient de glisser entre les mains des « ex-guérilleros » et que c’est une sorte de perte du monde civilisé.

On ne présente pas le résultat électoral comme une victoire de la population qui vient de se voter enfin un gouvernement qui va travailler pour elle, qui va rendre la dignité aux citoyens et qui va guérir cette plaie de la peur, de l’oppression policière, militaire et d’escadrons de la mort.

Les escadrons de la mort, ceux qui ont tué Mgr. Romero, n’étaient pas des « guérilleros » défendant le peuple, non c’était des tueurs engagés pour faire taire ceux qui menaçaient un peu trop le pouvoir oligarchique aux services des intérêts étrangers (US). Un bref rappel historique (en vrac)

Un fait marquant : le 24 mars 1980, en pleine messe, l’archevêque de San Salvador, Mgr Oscar Arnulfo Romero est assassiné.

La veille, le 23 mars, malgré les menaces de mort perpétrées à son endroit lors des dernières semaines, il fait un appel aux militaires, leur disant qu’un militaire n’est pas obligé d’obéir à un ordre de tuer. Il est assassiné sous les yeux d’une multitude de fidèles le lendemain. Le peuple du Salvador n’en était pas à ses premiers traumatismes.

Multitudes de massacres ont fait glisser la population dans une vie ou la peur est constante. Un pays où l’oligarchie utilise le terrorisme d’État constant pour contrôler la population.

Le Salvador a une triste et longue Histoire de violence terrible.

José Napoleón Duarte solidement aider par le gouvernement Reagan a réprimé dans le sang tout ce qui ressemblait à de la gauche.

Avec l’aide plus que notable du gouvernement des ÉU de Ronald Reagan, Duarte est devenu un symbole pour la résistance anti-communiste en Amérique Centrale.

L’ARENA ce parti aux allures fascistes, fut fondé par Roberto D’Aubuisson une figure centrale derrière les « Escadrons de la mort », qui porte la responsabilité de nombreuses exécutions extra-judiciaires. Le major Roberto D’Aubuisson fut probablement impliqué dans l’assassinat de Mgr Romero.

Ce brave D’Aubuisson, un fier allié des ÉU, a pu parfaire ses connaissances en guerre psychologique et méthodes de torture à l’École militaire des Amériques (à Panama). Le major D’Aubuisson était également surnommé Blowtorch Bob, car sa méthode de torture favorite était de brûler ses « patients » avec une torche.

Sympathique l’Histoire du Salvador !

Le président sortant, le millionnaire Tony Saca, était un bon ami de George W. Bush. On dit aussi que Saca est un des présidents les plus corrompus du Salvador. La corruption a une trrrrès longue histoire en Amérique latine.

On préfère nous rappeler les guérillas tout en nous faisant oublier pourquoi elles existent.

Dimanche dernier, la population du Salvador a fait un pas de géant pour se sortir de ces années de peur et d’oppression.

Il semble qu’un autre pays d’Amérique latine vient de tomber entre les mains de sa propre population. Une autre perte pour les intérêts US.


 Truc 013

Hold-up international : halte à l’impunité des entreprises ! http://www.oxfamfrance.org/evasionf... La fraude fiscale des multinationales, ce sont 125 milliards d’euros qui s’envolent chaque année des pays du Sud vers les paradis fiscaux.

La réflexion globale engagée sur les solutions à apporter à la crise financière actuelle ne peut laisser à l’écart la question fondamentale de la fuite des capitaux en provenance des pays du Sud et de la responsabilité des entreprises dans cette hémorragie fiscale qui compromet gravement le développement de ces Etats. A l’heure où d’importantes échéances sont à venir – sommets du G20 et du G8 –, mobilisons-nous pour que l’Union européenne agisse en conséquence et impose des règles à l’échelle internationale !

Dans le monde aujourd’hui, des millions de personnes sont encore privées des droits les plus élémentaires que sont l’accès à l’éducation et à la santé. 80 millions d’enfants, en majorité des filles, ne vont pas à l’école. 8000 personnes meurent chaque jour du sida parce qu’elles n’ont pas les moyens de se procurer les traitements nécessaires. Une femme meurt toutes les trois secondes des suites de sa grossesse. Pour que chaque habitant de notre planète puisse bénéficier de ces droits essentiels, il faudrait créer 6 millions de postes d’enseignants et de personnels de santé supplémentaires.

Mais la plupart des pays en développement n’ont pas les ressources suffisantes pour investir dans des services publics de qualité, ressources encore plus diminuées pour faire face à la multiplication des crises mondiales. Dans ce contexte, l’aide publique au développement reste un outil indispensable qui joue un rôle crucial lorsqu’il s’agit de reconstruire des Etats dignes de ce nom. Mais elle n’est ni une recette miracle ni une solution à long terme. En recul au niveau mondial, européen et français, elle fait surtout figure de pâle palliatif face à ce qui ampute les pays les plus pauvres d’une grande partie des ressources nécessaires aux investissements dans les services publics sociaux : la fuite illicite des capitaux.

En effet, sur le long terme, l’accès à l’éducation et à la santé se finance essentiellement, non par des aides externes aléatoires et conditionnées, mais par le prélèvement de l’impôt national. Pour investir dans des services essentiels gratuits et universels, puis en garantir la pérennité, la libération de ressources stables et suffisamment importantes que sont les revenus fiscaux dus à ces Etats s’avère indispensable. en savoir plus : http://www.oxfamfrance.org/evasionf... pétition : http://www.oxfamfrance.org/php/peti...


 Truc 014

Patrons de RFI : Chez ces gens là, Monsieur, on aime l’argent… http://www.acrimed.org/article3108.html Publié le 26 mars 2009

Ci-dessous, un communiqué inter-syndical (FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT) de RFI, suivi, pour mémoire, d’un article des Echos.fr du 30 janvier 2009 (d’après une dépêche de l’AFP) - Acrimed.

En plein scandale sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises qui licencient, où en sommes nous à RFI ?

Notre curiosité aurait dû s’arrêter là où commence le secret d’Etat. Mais nous avons tout de même réussi à apprendre certaines choses …

Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent ont le même salaire : 310 000 € annuels chacun. C’est plus que Barack Obama, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy. Ces 310 000 € peuvent également être comparés avec les 130 000 € de notre précédent PDG, Antoine Schwarz.

Mais pour nos nouveaux patrons, il ne s’agit là que d’un salaire fixe minimum. Il semble qu’il faille encore au moins lui ajouter environ 70 000 € de part variable faite de primes de résultat et de bonus pour les responsabilités du binôme à la tête de la holding.

On se souvient que Nicolas Sarkozy avait demandé il y a plus d’un mois aux dirigeants d’entreprises qui licencient de renoncer à leurs bonus. Nos dirigeants, eux, n’ont renoncé à rien. Et pourtant, ils sont payés par l’argent des contribuables…. pour nous licencier.

Il est vrai que donner l’exemple, assumer une part infime des sacrifices qu’ils veulent nous imposer, cela leur reviendrait encore trop cher. Car leurs salaires sont loin de leur suffire.

Une fracture sociale, culturelle et morale

Christine Ockrent continue imperturbablement ses « ménages » [1]. En décembre, elle avait vendu à Paris-Match « en exclusivité » une interview d’Ingrid Bétancourt pour 10 000 €. Le 5 mars, elle a animé une remise de prix pour la Fondation L’Oréal. C’est illégal ? Non, mais c’est indécent. Car selon le code de déontologie, « un journaliste digne de ce nom » s’interdit d’utiliser sa notoriété à des fins commerciales.

Alain de Pouzilhac, lui, n’est pas journaliste, mais à la tête de l’AEF, il est censé défendre les valeurs de la France. Cela ne l’empêche pas d’avoir des responsabilités au Conseil d’administration de Joagroupe, une société de casinos. C’est interdit ? Non, mais c’est indécent.

Notre couple dirigeant s’estime dans son bon droit, ne voit là rien de choquant. À l’évidence, il prend le mot « valeurs » au premier degré. À nous cela coûte cher en réputation et en crédibilité.

Pour parler comme eux, en terme d’image : cela n’est pas bon pour la « marque RFI ».

« Je suis pour interdire d’interdire », déclare Alain de Pouzilhac à VSD. C’est vrai que ces gens là ne s’interdisent rien.

Entre eux et nous, il y a désormais une fracture sociale, culturelle et morale.

FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT, le 25 mars 2009

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Pour mémoire : les euros d’Alain de Pouzilhac

- Un article des Echos.fr du 30 janvier 2009 (d’après une dépêche de l’AFP) :

Le groupe publicitaire Havas, qui réclamait le remboursement d’indemnités versées à Alain de Pouzilhac, son ancien PDG et actuel président de l’Audiovisuel extérieur de la France, a été débouté par des magistrats parisiens, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information des Echos.

Le 21 juin 2005, le nouveau conseil d’administration de Havas - fort de quatre administrateurs de Vincent Bolloré, devenu premier actionnaire quelques mois plus tôt— avait brutalement révoqué son PDG.

Le conseil avait alors accepté de verser une indemnité de 3 millions d’euros à Alain de Pouzilhac, pour rupture de contrat, ainsi que 3,4 millions d’euros, versés trimestriellement, en contrepartie desquels il s’engageait à ne pas démarcher les clients ou les collaborateurs du groupe. Mais, un an plus tard, alors qu’Havas avait déjà versé l’indemnité de 3 millions d’euros, plus 1,1 million d’euros au titre de la clause de non-concurrence, l’assemblée générale des actionnaires avait dénoncé l’accord conclu en juin 2005.

La direction d’Havas a alors assigné M. de Pouzilhac en justice, afin de se faire rembourser les sommes déjà versées. Dans une décision rendu mardi et consultée par l’AFP, le TGI de Paris a débouté Havas, la condamnant à payer les 2,3 millions d’euros qu’elle devait encore à son ancien PDG. Le tribunal a jugé que l’accord conclu était « conforme aux pratiques de l’industrie publicitaire » et que Havas avait eu « un intérêt évident » à signer une clause de non-concurrence avec Alain de Pouzilhac, « aussi expérimenté qu’introduit dans le secteur de la publicité" et qui, sans cet accord, "n’était tenu par aucune obligation (...) de restreindre sa liberté de travailler pour un groupe concurrent ».

Estimant qu’Havas n’a pas respecté d’autres engagements signés en juin 2005, Alain de< Pouzilhac réclame par ailleurs 567.000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal statuera sur cette question dans une prochaine décision.

voir aussi : http://www.republique-des-lettres.f...


 Truc 015

L’insécurité fait vendre, vendons de l’insécurité. http://www.homme-moderne.org/plpl/n...

En 2000, six convoyeurs de fonds sont tués. Le QVM publie 42 articles sur les agressions qui touchent cette profession ; Libération, 37 ; Le Figaro, 39 ; Les Échos, 20 ; La Tribune, 20. Et TF1, plus de 47 reportages dans ses JT de 13 h et 20 h. Les titres sont sans appel : « Les convoyeurs de fonds, la peur au ventre » (Le Figaro, 28.04.00), « Les smicards de la peur » (Libération, 13.05.00), « La juste grève des convoyeurs » (QVM, 16.05.00), « L’angoisse des convoyeurs de fonds » (Les Échos, 31.12.00), « Les convoyeurs ne veulent plus mourir » (Le Figaro, 5.01.01). Au cours de l’année 2000, on recense 1 299 morts d’accidents du travail tous secteurs confondus. Mais dans la presse point de titres racoleurs libellés sur le mode : « Les maçons, la peur au ventre », « L’angoisse des métallos », « Les manœuvres ne veulent plus mourir », « La juste grève des caissières sardones ». En tout et pour tout, le QVM consacre cette année-là dix articles aux 1 492 759 accidentés du travail. Les Échos, deux ; Le Figaro, trois ; Libération, dix ; TF1, cinq sujets. Le Nouvel Observateur, occupé à glorifier les patrons de start-up (lire PLPL n° 9), pulvérise ses concurrents : pas un article sur les accidents du travail dans l’hebdo de Mouchard.

La suite : http://www.homme-moderne.org/plpl/n...


 Truc 016


Message original -------- Sujet : Re : Truks en Vrak - du... prochaine fois ? Date : Fri, 27 Mar 2009 06:35:48 +0000 (GMT) De : alexandre bel

Salut B.bec, pour les prochains truks en vrac je pense que cette page myspace peut en faire super partie c’est un groupe excellent. Notamment le dernier clip la crise. http://www.myspace.com/lhommeparle a ciao bonsoir.

Enfants du métissage des cultures et du brassage des ethnies, « L’Homme parle » est le symbole d’une jeunesse unie contre les offensives capitalistes et contre toutes les formes d’oppression et de discrimination. Tout le monde est appelé à agir et à parler pour changer les choses au quotidien et aspirer à plus d’humanité. Le poing en l’air et le mic à la main, « L’Homme parle » des combats à mener et des causes perdues, des paradis artificiels et des pièges du monde moderne, des moments de bonheur et de l’amertume de la vie… et de l’amour qu’on néglige trop souvent. Dans un univers musical unique entre rap, reggae, slam, chanson et musique du monde, « L’Homme parle » revendique un hip-hop alter mondialiste frais et engagé, soufflant un vent libérateur sur les terres stériles des musiques cellophanées... Contact : 06 72 92 67 38 - management@label-dtf.com http://www.myspace.com/lhommeparle


 Truc 017


Message original -------- Sujet : Fondements de la plate-forme revendicative des Damnés de la Terre Date : Fri, 27 Mar 2009 15:02:44 +0200 De : Damnés de la Terre

  Fondements de la plate-forme revendicative des Damnés de la Terre

La crise qui frappe aujourd’hui n’est pas une fatalité. Cependant pour ne pas s’engouffrer davantage, nous avons besoin d’un véritable projet politique qui tende vers l’équité. Il ne s’agit plus de pinailler pour sauver ce système et les intérêts particuliers. Il s’agit d’une réforme globale de notre manière de vivre qui tende vers l’autonomie des personnes et des pays par la responsabilisation et la justice.

Le sens de la plate-forme revendicative des Damnés de la Terre est celui d’une nouvelle approche d’un projet de vie ensemble fondé sur l’intégrité et la dignité de tous.

Nous rappelons à nos amis de gauche que : 1- La femme et l’homme de gauche n’appartiennent pas à un pays ou à un continent, c’est toute la terre qui leur appartient et dont ils sont responsables. A bas les drapeaux et le patriotisme ! 2- La nature n’a crée que deux races : la race animale et la race humaine. L’injustice se combat partout où elle se produit et sous toutes ses formes.

Il ne peut pas, et ne doit pas, exister de gauche plurielle. La gauche est singulière. La lutte anticapitaliste est internationale. A bas, celles et ceux qui se lèvent en prétendant défendre le LKP, intérêts électoraux obligent, et ferment les yeux sur la misère des peuples d’Asie, d’Amérique, d’Afrique…. Cette gauche là n’est pas la nôtre et ne le sera jamais ! Nous la combattrons sans répits. Si la gauche française reste l’aile droite de l’UMP, dans sa pensée et sa pratique, elle se fera déborder par le peuple.

Un pays a besoin de citoyens libres, dignes et responsables, de femmes et d’hommes vivants, forts, intelligents, créatifs qui pensent et pratiquent ensemble la construction d’un pays. Nous lutterons sans merci contre ceux qui rabaissent les individus, les affaiblissent et les abiment pour mieux les contrôler.

  I- Diriger le monde c’est lui donner les meilleurs atouts de développement et d’autosuffisance

 * Les représentants politiques se doivent d’être exemplaires : responsabilités et comptes à rendre au peuple  * Lutte contre la corruption  * Rééquilibrage des salaires  * Limitation des richesses personnelles  * Nationalisation des énergies  * Nationalisation des outils de production  * Restructuration de l’agriculture : une production ne pas vivre de subvention

II- Développer l’indépendance et l’intégrité des hommes et des pays

 * La formation permanente de chacun :

 Aux langues  Aux nouvelles technologies  Aux lois  A la santé, à l’hygiène et l’environnement

 * La rigueur de l’éducation

 A quoi sert-il d’avoir 80% de bacheliers si l’analphabétisme est de plus en plus important ? Que les diplômes mènent à des voies de garage ?  Repenser le système scolaire  Remettre à jour les manuels scolaires, l’Histoire dans la réalité de son passé  L’enseignement est un engagement : responsabiliser et contrôler les enseignants  Responsabiliser les parents : leur imposer un suivi scolaire  Responsabiliser les enfants

 * La justice ne peut pas relever de l’institution. La justice relève de la pratique de chacun. Chacun sait ce qui est juste et ce qui ne l’est pas et se doit d’agir en conséquence. 

 * La coopération des individus et des pays : que chacun amène ce qu’il a, ce qu’il sait pour le développement de tous.

 

A celles et ceux qui se retrouvent dans cette ligne : Nous vous demandons de contribuer activement à son développement en nous adressant vos idées, vos savoirs, et vos savoir-faire. A celles et ceux qui s’opposent à cette ligne :  Nous vous prions de continuer votre route avec vos moyens et de nous épargner vos remarques qui nous divertissent et nous font perdre un temps précieux. Si vous recevez nos mails, nous vous remercions de nous faciliter la tâche en vous faisant connaître afin que nous vous retirions de la mailing-liste. Nous ne cherchons pas le nombre, nous ne sommes pas des rabatteurs. Nous voulons marcher avec les camarades qui partagent nos idées.

 

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission l’accomplir ou la trahir » Frantz Fanon

Que Chacun fasse maintenant ce qu’il a à faire.

Dignité, Devoir, Détermination

 

Collectif des Damnés de la Terre, le 27 mars 2009

contact@damnesdelaterre.com www.damnesdelaterre.com

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Frantz Fanon, plume noire chauffée à blanc http://www.frantz-fanon.com/ Frantz Fanon est parmi les grands du 20e siècle. Né en 1925 à Fort-de-France, ce psychiatre martiniquais est mort membre du Front de Libération Nationale algérien, en 1961. Il avait 36 ans. Sa trajectoire d’un enfant du siècle pourrait se résumer en quelques termes lapidaires : anticolonialisme, violence, libération. Mais l’œuvre de celui qui fut trop vite oublié ou trop mal entendu est rétive à la simplification : elle ne peut être lissée sans être trahie. Alors, il faudra retracer un parcours, où travail et engagement sont synonymes, où écriture et action se confondent. Nulle question d’en faire un roman : la vie et l’œuvre de Frantz Fanon sont riches, utiles à la connaissance du passé, à la compréhension du présent et – dans une certaine mesure – à des luttes actuelles.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Frantz...


 Truc 018

Les US Ont Deux Options Pour Sauver Leur Economie : Se Déclarer En Faillite, Ou Provoquer Une Guerre http://www.planetenonviolence.org/L...

Les Etats Unis sont les plus gros emprunteurs du monde. Début 2009, La dette nationale US dépassait déjà les 11 mille milliards de $ et elle continue de gonfler telle une avalanche. Des experts disent que les US ont seulement deux manières de résoudre le problème : soit se déclarer en faillite ou provoquer une guerre.

Selon des estimations d’experts, la probabilité d’une faillite des bons du Trésor US est actuellement élevée. Les rumeurs ne sont pas du tout nouvelles. De plus, des experts disent que les USA ont déjà commencé à oeuvrer sur l’opportunité de refuser le dollar pour éviter de payer les dettes.

Dmitry Abzalov, un expert au Center for Russia ’s Political Conjuncture a dit qu’actuellement le gouvernement se charge des dettes des entreprises. " La crise des dettes des entreprises est donc devenue la crise des dettes du gouvernement." Début 2009, la dette des US s’élevait à 10,6 mille milliards de dollars. En prenant en considération l’actuel déficit budgétaire des US, de même que les perspectives de déficit du budget pour l’année en cours, il devient clair que le marché des bons du Trésor US n’a, à la base, aucune autre alternative. " Il n’y a pas d’autre possibilité pour les investisseurs d’investir leurs fonds étant donné que la seule option c’est les bons du Trésor," a dit cet expert à Bigness.ru.

Quand l’économie mondiale se remettra, les investisseurs vont réaliser qu’il y a plein d’autres opportunités d’investissements, les bonds du Trésor européens, par exemple ( si l’économie européenne se remet aussi de la crise bien sûr) où les bonds du Trésor des pays en développement.

"La pyramide des bons du Trésor US s’effondrera dans ce cas là. Le pourcentage de la dette croît chaque jour, ce qui pousse les US à emprunter de plus en plus sur une base quotidienne. L’Amérique n’a aucune chance de repayer sa dette, " a dit l’expert.

Inga Koksha, une analyste pour la Aton investment Company, est d’accord sur le fait que la faillite des US est tout à fait possible, bien qu’elle soit certaine que cela n’arrivera pas sauf si le monde trouve une alternative au dollar US. Le dollar s’effondrera immédiatement en cas de faillite, ce qui est absolument inacceptable, car 63% des réserves mondiales sont en dollars. Leurs effondrements provoqueraient un effondrement économique mondial.

"Techniquement, la faillite des US pourrait avoir lieu d’ici 3 à 5 ans, bien qu’il soit trop tôt pour dire que ce pourrait être possible. Les USA peuvent imprimer de nouveaux billets pour rembourser leurs dettes," a-t-elle dit.

Dmitry Abzalov croit qu’une nouvelle guerre pourrait mettre fin à l’actuelle situation de la dette nationale US. La guerre détruira le surplus de liquidités, et la dette actuelle.

"La guerre en Irak a commencé à retarder la crise US dont les premiers signes se sont manifestés dans l’économie US fin 2000" a-t-il dit.

Les Américains ont essayé de relever leur économie en s’appuyant sur des actions militaires depuis des décennies, depuis la Grande Dépression des années 30. Une guerre stimule l’industrie nationale même si la relance de l’économie se base sur des commandes de la défense.

Ekaterina Yevstigneyeva - Premiere publication : Pravda 19/03/09 www.english.pravda.ru

Repris sur Global Research

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Selon une dépêche AFP du 24/03/09, à une semaine de la réunion du G 20, le gouverneur de la banque centrale de Chine , Zhou Xiaochuan, dans un texte publié sur le site Internet de l’institution a appelé à la création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale. "L’éclatement de la crise et son débordement dans le monde entier reflètent les vulnérabilités inhérentes et les risques systémiques dans le système monétaire international", a-t-il dit. Le contrôle de cette nouvelle monnaie serait placée sous les auspices du FMI. Comme l’établissement d’une telle monnaie pourrait prendre du temps, Mr Zhou Xiaochuan a précisé que : "à court terme la communauté internationale, et particulièrement le Fonds monétaire international, devraient au moins (...) faire face aux risques résultant du système actuel, conduire des contrôles réguliers et des évaluations".

 


 Truc 019

Parce que le partage commence par le refus de consommer, demandons l’application des ordonnances de 1944 sur la presse, édictées par le Conseil national de la résistance, pour libérer les médias de la tutelle des multinationales. Conjointement, ordonnons le démantèlement des agences de publicité, véritable organe de propagande de la société de consommation. une tit’ vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x7...


 Truc 020

Pour la 14e fois en 10 ans 19 mars 2009 André Maltais http://lautjournal.info/default.asp...

Le 15 février dernier, le président du Venezuela Hugo Chavez demandait à la population de son pays le droit d’amender la constitution afin de permettre que tout élu, y compris le président, puisse se présenter indéfiniment à une élection. 54 % des votants lui ont répondu « oui ».

Bien sûr, l’opposition de droite a aussitôt dénoncé « la dérive antidémocratique, la présidence à vie et la tyrannie », prenant bien soin de taire que la population appuie le projet bolivarien du gouvernement comme l’ont montré, depuis dix ans, les résultats d’une quinzaine de consultations populaires initiées par le supposé dictateur.

Mais ce qui étonne le journaliste argentin, German Gonaldi, c’est que plusieurs éléments de la gauche « progressiste » ont employé les mêmes arguments que leurs supposés adversaires de droite contre l’amendement présidentiel.

Cette gauche latino-américaine et mondiale, écrit-il, a peur des réélections indéfinies parce que, au fond, elle méprise la population.

« Les intellectuels croient que si quelqu’un demeure longtemps au pouvoir, celui-ci le corrompra, le manipulera, le fera se sentir extraordinaire et tout-puissant. Se prenant pour Dieu, il gouvernera selon ses caprices, des masses qui lui obéiront comme des moutons jusqu’à le suivre dans l’abîme ».

« Pour ces ‘‘progressistes’’ qui s’érigent en gardiens des libertés, poursuit Gonaldi, cette loi est universelle et ne souffre aucune exception. »

Ainsi, au Venezuela, ils n’envisagent pas une seconde que le régime Chavez puisse être un pouvoir populaire et que, peut-être, la population désire perpétuer les changements opérés par le président et approuvés par elle, référendum après référendum.

En réalité, dit encore Gonaldi, « compte tenu que les classes populaires pauvres étaient autrefois exclues de tout, la possibilité que Chavez soit réélu indéfiniment constitue une arme dans les mains d’une population très politisée ».

« Le degré de conscience et de pouvoir qu’ont acquis les classes populaires vénézuéliennes est inégalable ; ce sont elles qui poseront les limites à de possibles abus ou signes d’autoritarisme de Chavez. »

Pour Thierry Deronne, de la chaîne de télévision nationale vénézuélienne VIVE, les adversaires de la possible réélection indéfinie d’Hugo Chavez craignent que « la politique puisse encore passer par des projets à long terme portés par de grands hommes d’État ».

« Pour eux, dit-il, la démocratie consiste à renouveler rapidement les présidents comme les produits frais au marché ».

Surtout que, des changements de pouvoir rapides rendent quasi impossibles des transformations en profondeur comme celle de sortir du modèle capitaliste. Cela oblige le gouvernement de gauche à précipiter d’importantes décisions dont les défauts sont ensuite d’autant plus exploitables par les oppositions de droite antidémocratiques.

Bien sûr, le Venezuela de Chavez n’est pas le paradis, mais, conclut Gonaldi, les Vénézuéliens ont amplement démontré qu’ils appuient un processus de changement qui améliore leurs conditions de vie.

Cette amélioration est, du moins, montrée sans équivoque dans un récent rapport (1) de l’organisme états-unien, Center for Economic and Policy Research.

Ses auteurs, Mark Weisbrot, Rebecca Ray et Luis Sandoval, nous disent que, depuis la prise de contrôle de la pétrolière nationale PDVSA par le gouvernement Chavez, en 2003, le PIB du Venezuela a presque doublé alors que le taux de pauvreté des ménages est passé de 54% à 26%.

Au cours de la décennie Chavez, les dépenses sociales par habitant, compte tenu de l’inflation, ont plus que triplé. De plus, le chômage a baissé de moitié et, malgré cela, le nombre de bénéficiaires d’assurance-chômage et d’aide sociale a plus que doublé !

Le nombre de praticiens de premiers soins dans le secteur public a été multiplié par douze et la mortalité infantile a reculé du tiers. Les collèges et universités ont vu doubler leurs taux d’inscriptions entre les années 1999/2000 et 2007/2008 !

Malgré ces dépenses sociales, la dette totale de l’État a été réduite de 30,7 % du PIB à 14,3 %.

Voilà qui risque de prolonger encore longtemps les jours de l’administration Chavez et c’est précisément ce qui fait enrager ses opposants des classes privilégiées. Surtout, prévoient Weisbrot, Ray et Sandoval, que, malgré la brusque chute des prix du pétrole (70 % depuis juillet dernier), le pays devrait s’en sortir grâce à des réserves monétaires de 82 $ milliards de dollars.

Ces impressionnants résultats ont été atteints dans un contexte où l’opposition n’a jamais cessé de se déchaîner contre le gouvernement et de chercher à le déstabiliser, voire le renverser.

Et, une fois de plus, dans les semaines précédant le référendum du 15 février et devant les sondages favorables à Hugo Chavez, l’opposition a eu recours à ses tactiques préférées.

Le 9 janvier, nous dit Ernesto Tamara, du portail Barometro International, des représentants de l’opposition vénézuélienne et des fonctionnaires du Département d’État états-unien se sont rencontrés à Porto-Rico pour mettre au point un plan à caractère militaire contre le président Chavez.

La rencontre réunissait, côté États-Unien, le responsable du Commandement Sud-Colombia du Département d’État, Klein Silbes ; le coordonnateur des opérations spéciales de la Direction nationale de l’intelligence états-unienne, Alfred Taylor, de même que deux de ses conseillers en communications stratégiques, Peter Kleber et Pablo Genoves ; en plus de John Patrick Caufield, chargé d’affaires à l’ambassade états-unienne de Caracas.

Côté vénézuélien, on retrouvait les dirigeants de partis politiques d’opposition, Julio Borges (Justice d’abord), Luis Ignacio Planas (COPEI) et Omar Barboza (Un nuevo tiempo) ainsi que le directeur de la station de télévision Globovision, Federico Alberto Revell.

Baptisée « Échec au roi », l’opération devait être menée par des forces de police provinciales et quelques unités militaires, au milieu d’un chaos provoqué par une pénurie alimentaire coordonnée avec l’entreprise agroalimentaire Polar et la Chambre vénézuélienne de l’industrie alimentaire (CAVIDEA).

Le désordre devait être alimenté par un « mouvement étudiant » des universités privées fabriqué de toutes pièces par les think tanks de la droite et dont les moindres actions sont amplement couvertes et diffusées dans le monde entier par les grands médias privés.

Mais, le 5 février, poursuit Tamara, le gouvernement arrêtait deux capitaines de la Garde nationale qui, par courrier électronique, correspondaient avec des opposants vénézuéliens et des autorités états-uniennes, essayant notamment de leur fournir l’agenda et les déplacements du président.

Quant au boycottage alimentaire, en entrevue avec le quotidien local, VEA, le président de l’Institut pour la défense de l’accès aux biens et services, Eduardo Saman, explique que, dès les premiers jours de la proposition d’amendement constitutionnel, le riz, le café, le sucre et le papier hygiénique ont tout à coup commencé à se faire rares.

En plus de ralentir sa production, la compagnie Polar, première productrice de riz vénézuélienne, a stocké durant une semaine du riz dans les ports de La Guaira et Puerto Cabello tandis que des groupes d’opposants attaquaient et pillaient des camions de distribution de vivres dans les quartiers pauvres de Caracas.

Mais la population n’a pas cédé à l’intimidation et elle a gagné son référendum. Le 7 mars, Hugo Chavez expropriait deux usines de production de riz, filiales du géant états-unien Cargill, et faisait adopter une loi obligeant désormais les entreprises comme Polar à respecter les normes de production et d’approvisionnement du marché interne.

(1) The Chavez administration at 10 years : the economy and social indicators – février 2009 – www.cepr.net


 Truc 021

une tit’ Vidéo : The Black Hole by Baran Akkus http://vimeo.com/2343981

Un peu de Zique :


Message original -------- Sujet : Fw : Ca c’est du mix ! Date : Sun, 29 Mar 2009 De : chantal

 A regarder et surtout écouter avec beaucoup de plaisir... comme quoi la musique est un langage international !    http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip...


 Truc 022

mercredi 25 mars 2009 Le Venezuela trace la voie d’une réponse progressiste à la crise http://chaltauliberalisme.blogspot....

Le président vénézuélien Hugo Chávez a présenté ce samedi une série de mesures économiques face à la crise mondiale. Alors que les gouvernements néolibéraux entendent faire payer la débâcle capitaliste aux travailleurs, Caracas ouvre la voie d’une réponse progressiste.

Il s’agit, entre autres, de débloquer 100 milliards de dollars d’investissements publics sur les quatre prochaines années, d’augmenter de 20% le salaire minimum en 2009 et de limiter les revenus des hauts fonctionnaires.

L’annonce était attendue par beaucoup, y compris par l’opposition qui espérait des mesures impopulaires comme l’augmentation du prix de l’essence ou une dévaluation du Bolivar (la monnaie locale). Rien de tout cela ne figure finalement à l’agenda. (1)

A contre-courant des recommandations classiques du FMI ou de la Banque mondiale, Caracas a présenté ce samedi un plan d’investissements publics à hauteur de 100 milliards de dollars (2) sur les quatre prochaines années. « Le gouvernement révolutionnaire va investir une masse globale de 100 milliards de dollars. Et cela n’inclut pas les investissements pétroliers qui eux atteindront 125 milliards. C’est une des plus fortes mesures anticycliques et anticrise », a expliqué le président Chávez.

Par ailleurs, le budget 2009 de l’Etat sera revu à la baisse (- 6,7%) et recalculé sur un prix du baril de pétrole à 40 dollars, au lieu des 60 dollars comme base actuelle. Afin de faire face à cette réduction, l’Etat doublera pratiquement son endettement interne et fera des économies sur les salaires des haut fonctionnaires.

Selon les chiffres présentés par le président Chávez en Conseil des ministres, la dette externe du Venezuela représentait 64,1% du Produit intérieur brut (PIB) il y a 20 ans et se situe aujourd’hui à 9,3% (fin 2008). La dette interne se situe quant à elle à 4,3% du PIB. « Ce pourcentage peu élevé nous permet aujourd’hui de prendre des mesures d’augmentation (de la dette interne), calculées de façon exacte afin de nous protéger et de nous renforcer », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le mandataire a appelé l’Assemblée nationale (le Parlement) à légiférer afin de limiter les salaires des hauts fonctionnaires. En qui concerne l’Excécutif, un décret devrait être publié dans les prochains jours afin de réviser et réduire les revenus les plus élevés. Les dépenses somptueuses sont également concernées. « Nous allons éliminer les frais des véhicules de luxe, les cadeaux, la construction de nouveaux sièges, les missions à l’étranger, la publicité superflue, etc. », a déclaré Hugo Chávez. Hausse du salaire minimum

Parmi les mesures figure également une augmentation du salaire minimum de 20% en deux étapes : 10% à partir du premier mai et 10% en septembre prochain. Celui-ci passera donc, cette année, de l’équivalent de 274 euros à 331 euros par mois, se maintenant parmi les plus élevés d’Amérique latine.

La seule décision qui sera directement répercutée sur le portefeuille de la population, afin d’équilibrer en partie le budget de l’Etat, est l’augmentation de 3% de la TVA. Elle passe ainsi de 9 à 12%, loin derrière les 16% de la fin des années 90. « De la même manière que nous avons réduit la TVA de 14 à 9% lorsque nous jouissions des hauts revenus pétroliers, maintenant nous effectuons une augmentation prudente ».

Finalement, le gouvernement a confirmé la nationalisation (annoncée il y a déjà plusieurs mois) de la banque filiale du groupe espagnol Santander, Banco de Venezuela. Si cette décision se concrétise, l’Etat vénézuélien contrôlera 25% du secteur bancaire et en sera l’acteur le plus important. Ces actions, accompagnées de la ferme volonté de maintenir les dépenses sociales en matières d’éducation, de santé et d’infrastructures, démontrent qu’il n’y a pas de fatalité face à la crise capitaliste et qu’un gouvernement souverain, non soumis aux diktats des institutions financières internationales et des entreprises, peut agir en fonction des intérêts des travailleurs... lorsque l’intention y est.

A Caracas, Sébastien Brulez

Notes :

(1) La chaîne privée Globovision était même allée jusqu’à inventer l’annonce imminente d’une diminution de la quantité de devises étrangères octroyées à chaque Vénézuélien. L’information, qui s’est révélée totalement fausse, fut relayée par plusieurs médias d’opposition avant d’être démentie par un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances.

(2) Le 23 mars, un dollar était égal à 0,73 euro.


 Truc 023

Semaine sans écran Du 20 au 26 avril 2009, c’est la semaine internationale sans écran. Adbusters, revue canadienne initiatrice de la Semaine sans télé, a transformé récemment celle-ci en Semaine de la désintoxication mentale – « Mental Detox Week », ou semaine sans écran. Nous nous joignons à eux dans cette mutation. Non seulement un Français regarde la télévision en moyenne 3 h 40 par jour, mais à cela se sont ajoutées les heures passées devant Internet ainsi que devant les petits écrans portatifs proliférants. À vous de lancer des actions dans votre ville ou dans votre village lors de cette semaine. Au Québec, à Strasbourg, des écoles primaires ont demandé à des enfants de renoncer à tout écran pendant huit jours. Beaucoup ont tenu le coup, influençant leurs parents dans cette démarche. La violence à l’école a aussi diminué... Tenez-nous au courant de vos actions et de votre expérience. http://www.casseursdepub.org/index....


 Truc 024

27 mars 2009 Irak : L’anniversaire oublié d’un désastre humanitaire Lieven DE CAUTER http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

Le sixième anniversaire de l’invasion de l’Irak est l’occasion triste de dresser les bilans : en six ans d’occupation, un million deux cent mille citoyens ont été éliminés, deux mille médecins tués, cinq mille cinq cents académiciens et intellectuels assassinés ou jetés en prison. Il faut compter aussi quatre millions sept cent mille réfugiés, dont deux millions sept cent mille réfugiés de l’intérieur et deux millions qui ont dû gagner les pays voisins. Parmi ces derniers, il faut compter plus de vingt mille médecins.

Selon la Croix Rouge, l’Irak est aujourd’hui un pays de veuves et d’orphelins : deux millions de veuves à la suite de l’embargo, de la guerre et de l’occupation, et cinq millions d’orphelins dont un grand nombre de sans abri (estimés à cinq cent mille). Près du tiers des enfants Irakiens souffrent de malnutrition. Environ 70% des filles Irakiennes ne fréquentent pas l’école. Les services médicaux (les meilleurs de la région il n’y a pas si longtemps), se sont totalement dégradés : 75% du personnel médical ont perdu leur travail et la moitié ont quitté le pays. Après six ans de « reconstruction » des services de santé en Irak, ils ne rencontrent toujours pas les standards minimaux.

À la suite de l’utilisation par les occupants de l’uranium appauvri dans leur armement, le nombre des cancers et des fausses couches a tragiquement augmenté. Selon un récent rapport d’Oxfam, la situation des femmes est des plus inquiétantes. Cette étude indique qu’en dépit des bulletins de presse optimistes, la situation des femmes empire. Les besoins essentiels ne sont pas satisfaits. L’accès à l’eau potable est problématique pour une large portion de la population, et le courant électrique n’est disponible que de trois à six heures par jour. Et cela se passe dans un pays qui fut il n’y a pas longtemps une nation d’ingénieurs. Quatre Irakiens sur dix vivent au dessous du seuil de la pauvreté, et le chômage atteint des proportions jamais égalées (28,1% de la population active. En plus des vingt six prisons officielles, il existe plus de six cents prisons secrètes. Selon l’Union des prisonniers politiques Irakiens, plus de quatre cent mille Irakiens ont connu la détention depuis 2003, dont six mille enfants mineurs et dix mille femmes. La torture est pratiquée à grande échelle, et près 87% des détenus ne sont toujours pas inculpés. La corruption est généralisée : Selon Transparency International Irak, après la Somalie et le Myanmar, l’Irak est le pays le plus corrompu du monde. Le périodique états-unien Foreign Affairs qualifie l’Irak d’« État en déroute ». Il est significatif qu’alors même que l’Irak possède les troisièmes plus importantes réserves pétrolières du monde, il est obligé d’importer massivement son pétrole raffiné.

Les autorités s’apprêtent à accorder à des entreprises pétrolières multinationales (mais aussi européennes) des concessions pour vingt cinq ans, alors qu’elles n’ont pas le mandat, et encore moins le pouvoir de le faire. Au lieu d’obtenir des dédommagements pour les énormes destructions infligées aux infrastructures du pays, et qui ont entraîné des milliards de dollars de pertes en revenus pétroliers, l’Irak continue à être mis à sac.

Un nettoyage ethnique à grande échelle est pratiqué contre les turkmènes, les chrétiens, les Assyriens et les Shebak. Kirkuk est en voie de « kurdisation » par l’immigration massive et les colonisations illégales (d’inspiration israélienne). Et son Histoire est falsifiée.

Ces faits, relatés dans nombre de rapports, ont été soumis par un panel de spécialistes Irakiens à l’attention du Parlement européen lors d’une session d’information organisée par le Tribunal de BRussels le 18 mars dernier. Le 19 mars, réagissant au rapport que le Dr. Omar Al Kubaïssi, un cardiologue Irakien renommé et un expert mondial en santé publique, remettait au parlement belge réuni en session, un député a reconnu franchement qu’il n’avait jusqu’ici aucune idée de l’étendue du désastre humanitaire. Qui pourrait l’en blâmer ? Dans les media européens, il n’y a rien ou presque rien au sujet de ce désastre humanitaire. Les journaux parlent d’élections, d’une occasionnelle attaque à la bombe, du processus politique, des résultats positifs de « l’intervention chirurgicale », etc. Mais pour ce qui est de la souffrance du peuple Irakien… Rien ou presque rien.

Nous avons sombré dans un sommeil lénifiant : Obama planifie un retrait des troupes US. La solution du problème Irakien est donc prévue au programme. La vérité, c’est que nous voulons oublier ce désastre humanitaire, parce que l’Occident en est responsable. Les administrations Bush et Blair en premier, bien sûr. Mais les Pays Bas, le Danemark, la Hongrie, la Pologne et l’Italie étaient membres de la coalition et lui ont prêté leur concours. Et Anvers a été un port de transit vital pour l’invasion. L’Europe a donc une importante part de responsabilité. Comment pourrions-nous dissimuler l’impact de cette guerre qui avait pourtant initialement alerté l’opinion publique mondiale en dépit des rapports odieux ? Entre-temps, à bon escient, le « Darfour » a sonné la cloche d’une sorte d’holocauste africain. Mais les crimes contre l’humanité commis en Irak à une échelle presque « génocidaire » sont balayés sous le tapis. Si la presse ne fait pas son travail, comment l’opinion publique pourrait-elle être sensibilisée ? L’engagement militant de certains citoyens ou la bonne volonté de quelques politiciens ne suffisent pas. On pourrait qualifier de négationniste ce type de désinformation ainsi que l’indifférence qui l’accompagne. Il s’agit à tout le moins d’ignorance coupable. Nous pourrons toujours dire : Wir haben es nicht gewusst. Mais les peuples arabes ne nous oublieront pas. Que ça soit clair.

Lieven De Cauter Philosophe, initiateur du Tribunal de BRussels. 20 mars 2009


 Truc 025

 -------- Message original --------  Sujet :  Vaquette crevez-tous  Date :  Sat, 28 Mar 2009 15:09:53 +0100 (CET)  De :  Isabel S.

 Voici la 37ème bulle de l’encyclique de Tristan Edern Vaquette alias  l’indispensablE en lien ci-dessous que j’ai découvert par le plus grand  hasard lors de mon séjour bruxellois. NON il n’est pas belge mais natif de  la banlieue parisienne et vit et travaille actuellement en Auvergne...    http://www.vaquette.org/encyclique/...

Tristan-Edern Vaquette, artiste performer, musicien et auteur français, né en 1969.

Son roman, « Je gagne toujours à la fin », a notamment reçu le prix Goya du premier roman. Il est également le créateur du festival Un printemps bizarre.

Depuis le début de sa carrière en 1987, il s’est fait connaître par de nombreux passages sur scène, par plus d’une centaine de chroniques (notamment sur Radio libertaire, entre 1995 et 1999) et passages radiophoniques, et au début des années 2000 par l’intermédiaire de la presse écrite régionale et nationale qui a multiplié les articles à son sujet -surtout suite à la sortie de son livre Je gagne toujours à la fin. Il est également diplômé de l’École normale supérieure, et titulaire d’un DEA en physique théorique.

Ses œuvres se caractérisent par une grande influence du punk, une critique satirique du conformisme en matière artistique et politique, une défense de la liberté d’expression (soutien à Costes lors d’un de ses procès, par exemple), un refus du compromis, et également par un humour constant (noir le plus souvent).

Son pseudonyme est une référence à Pierre Desproges qui tournait en dérision le prénom Jean-Edern et le nom Vaquette de Gribeauval. L’IndispensablE Tristan-Edern Vaquette, Dr ès Sciences, Vicomte de Gribeauval, Prince du Bon Goût en est une variation plus complète.

ITW sur radio libertaire un peu ancienne : http://www.vaquette.org/bio/medias/...

http://www.crevez-tous.com/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Trista...


 Truc 026

Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme Publié par Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/?p=2354  Ce texte est un « article presslib’ » (*)

La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États–Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États–Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l’argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du papier et de l’encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !

Le dollar cessa de valoir de l’or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d’imprimer autant de dollars qu’elle le jugera bon, a mis fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l’arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise. « Your Mamma still loves you ! » : le gosse, tout faraud, présente son premier spectacle et sa mère qui n’a pas voulu que son amour-propre courre le moindre risque a acheté tous les tickets !

Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l’Asia Times d’aujourd’hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l’on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l’on sera à acheter fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde !

Ah oui, j’oubliais : la bourse de New York, considérant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.

 (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici. http://www.pauljorion.com/blog/?pag...

à propos de Paul Jorion, anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences cognitives et l’économie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Jorion


 Truc 027

Publié le 20/03/2009 à 13:07 Reuters Le statut du dollar contesté après les mesures de la Fed http://www.lepoint.fr/actualites-ec...

La chute du dollar déclenchée par l’annonce de la Réserve fédérale des Etats-Unis de son intention d’acheter massivement des obligations d’Etat est historique et annonce la fin de son statut de valeur phare, estiment certains analystes. Pour d’autres, la chute n’est que momentanée.

La Fed a annoncé mercredi son intention d’acheter pour 300 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain sur les six prochains mois. Il s’agit de son premier achat de papier souverain à grande échelle depuis le début des années 60.

La banque centrale veut aussi augmenter ses achats de titres obligataires reposant sur la titrisation de crédits dans l’immobilier résidentiel.

Cette décision fait craindre qu’un gonflement du bilan de la Fed ne se traduise par une offre excédentaire de dollars et ne ré-enclenche un phénomène inflationniste. Sur le marché des options, les investisseurs ont commencé à se positionner dans l’idée que la baisse du dollar va continuer avec des options de vente sur le billet vert et des options d’achats sur l’euro.

L’euro a dépassé 1,37 dollar jeudi en séance puis vendredi matin, son plus haut niveau depuis début janvier, pour revenir ensuite sous ce niveau. Depuis vendredi dernier, la monnaie européenne a gagné quelque 6%, sa plus forte hausse depuis son lancement en 1999.

Le dollar est parti pour afficher cette semaine sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 24 ans contre un panier de grandes devises. Il s’agira de sa plus forte baisse depuis 1985, année des accords du Plaza qui visaient à faire baisser le cours du dollar.

Si la chute est supérieure à 5,2%, ce sera la plus forte depuis l’abandon en 1973 du système des taux de change fixes mis en place à Bretton Woods en 1944.

"C’est un moment historique, le début de la dévalorisation de la monnaie qui sert de réserve au monde. Et il semble à de nombreux participants que dans le grand vent de l’histoire, nous sommes témoins de la chute de ’Rome’ sur le Potomac", commente Alan Ruskin, chez RBS Greenwich Capital.

"LE JOUR OÙ LE DOLLAR EST MORT"

Les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : "le jour où le dollar est mort", voient l’euro monter à 1,55 dollar à la fin de l’année. Le plus haut niveau de l’euro a été atteint le 15 juillet à plus de 1,60 dollar.

"Nous ne pensons pas que ce soit le début d’une nouvelle tendance pour le dollar", affirme au contraire Michael Woolfolk, cambiste à la Bank of New York Mellon à New York. "Nous pensons que le paysage économique va à nouveau se détériorer dans le courtant de l’année, ce qui déclenchera un retour en force sur le dollar."

Autre facteur de hausse du billet vert : le sentiment de plus en plus partagé que l’attitude très interventionniste de la Fed face à la crise aidera les Etats-Unis à être les premiers à s’en sortir, estime Ronald Simpson, chez Action Economics en Floride.

Il souligne qu’à un certain stade, si toutes les banques des pays du G7 procèdent à une politique d’ajustement quantitatif - c’est-à-dire inonder le système bancaire de liquidités pour relancer l’activité de prêts quand les taux d’intérêt sont déjà à zéro ou presque - cela ramène tout le monde sur un pied d’égalité.

"Actuellement, tout le monde fait : ’oh non, la Fed s’engage dans un assouplissement quantitatif et dans l’impression de papier, mais c’est aussi le cas du Royaume-Uni, de la Suisse et du Japon", dit-il.

Il reconnaît qu’à court terme, l’euro pourra peut-être atteindre 1,39 dollar ou 1,40 dollar, pour ensuite reperdre du terrain.

Bien que les Etats-Unis soient au centre de la crise financière, le dollar a bondi ces derniers mois pour atteindre un plus haut de trois ans contre un panier de devises, alors que les investisseurs cherchaient refuge dans les emprunts du Trésor américain, qui profitent de la confiance et du crédit dont bénéficient les Etats-Unis par rapport aux autres pays.

"Le dollar reste la seule devise refuge dans le monde. C’est la devise de réserve de premier choix pour les banques centrales", affirme Woolfolk.

"Tout simplement, aucune autre devise ne peut s’en rapprocher. Et naturellement, aucun autre pays ne veut actuellement une devise forte."

"Si la gravité de la situation économie et l’assouplissement quantitatif représentent un poids pour le dollar, un nouvel accès d’aversion face au risque pourrait faire cesser cela car le rapatriement de capitaux soutient le dollar", fait valoir Michael Hart, responsable des changes chez Citigroup à Londres.

Danielle Rouquié


 Truc 028

27 mars 2009 Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies complémentaires) Gilles BONAFI http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

Dans mon dernier article (n°3), j’ai tenté de démontrer que le dollar ne survivrait pas à la crise. Or, le 18 mars, la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette (je l’avais annoncé l’année dernière). Cette information a fait quelques lignes dans les quotidiens nationaux (rien à la télévision) qui, pour l’essentiel, ont commenté cela de façon positive. Pourtant, cette date restera dans les livres d’histoire et sera plus importante que le fameux jeudi noir (krach de 1929) car elle marque la fin, à plus ou moins brève échéance du dollar et donc des USA. Il est donc temps d’éteindre votre télévision et de vous informer sur le net.

Ce jour là Paul Jorion annonçait sur son blog que c’était « la fin du capitalisme », les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : "le jour où le dollar est mort" et Alan Ruskin, analyste chez RBS, déclarait : « Nous sommes témoins de la chute de Rome ».

Face à l’ampleur de la crise, des experts de plus en plus nombreux, avancent l’idée que l’Europe et les USA risquent l’éclatement. J’ai démontré par ailleurs que de grands pôles continentaux (ASEAN, CEI, North American Union) sont en train d’émerger. Cela peut paraître contradictoire et pourtant ces deux phénomènes auront lieu. Nous assistons donc à la fin des nations avec l’apparition de grands ensembles qui auront pour échelon administratif les régions. Les monnaies nationales peu à peu seront remplacées par des monnaies complémentaires.

La région, nouvel échelon administratif.

Peu d’experts ont compris l’importance du rapport Balladur sur les régions et surtout sa pertinence en pleine crise systémique. Pourtant, il est au cœur des solutions qui vont être apportées. Pour comprendre, il faut remonter en 1966.

En effet, Herbert Marshall McLuhan, philosophe, sociologue, spécialiste des médias et conseiller du vatican écrit à cette époque là un livre fondamental « War and Peace in the global Village » publié en 1967 et qui signe l’acte de naissance d’un nouveau concept : le glocal. (wikipédia doit modifier sa base de donnée sur le glocal). Un monde bouleversé par les nouvelles technologies.

Le glocal est en effet un mélange de global et de local qui sera l’architecture fondamentale du nouvel ordre mondial avec d’un côté, les continents (dans un premier temps car eux aussi disparaîtront), de l’autre, des régions et de grands pôles urbains. Le sociologue Blaise Galland a d’ailleurs démontré le bouleversement majeur des technologies de l’information et l’impact économique qu’elles provoquent au niveau de l’aménagement du territoire. Il a déclaré :

« le processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d’échange et de traitement de l’information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d’organisations socio-spatiales au niveau local. »

Je suis d’ailleurs surpris que personne n’étudie le krach sous l’angle des nouvelles technologies qui sont en train de bouleverser la « vieille économie ».

L’information est en effet fondamentale et elle possède une part de responsabilité majeure dans la crise actuelle car elle a permis d’accélérer les flux financiers de façon colossale et sur l’ensemble de la planète (crise mondiale). L’information, qui évolue de façon exponentielle pose ainsi le problème du contrôle, un contrôle totalement défaillant que certains ont appelé « la crise de la régulation » et que l’on va tenter de résoudre en renforçant les structures du FMI.

Bernard Lietaer, économiste, spécialiste des monnaies (il a écrit « The Future of Money »), membre du club de Rome et surtout un des créateurs de l’euro a d’ailleurs brillamment étudié les liens existants entre information et économie. Pour lui, « Tout système complexe en forme de réseau, comme sont les écosystèmes, les organismes vivants, et les économies peut être perçu comme des systèmes de flux de matière, énergie et d’information. » Je vais d’ailleurs démontrer que le rapport Balladur et les travaux de Lietaer sont intimement liés.

Je vous invite à vous procurer le livre blanc de Bernard Lietaer intitulé « Toutes les options pour gérer une crise bancaire systémique » que vous pouvez télécharger en pdf car c’est un document fondamental.

Bernard Lietaer, ainsi, pense que le fonctionnement en réseau de l’économie doit reposer sur les régions. Il a d’ailleurs écrit « Pour une Europe des Régions : les Régions, compléments nécessaires à l’Euro », (Paris : Fondation Mayer, 2008).

La même idée se retrouve dans le rapport Balladur qui déclare à la page 10 (rapport Balladur : Il est temps de décider) :

« L’échelon régional est apparu au Comité comme le mieux adapté aux conditions nouvelles de la compétitivité étant observé, au surplus, qu’il existe un consensus européen sur l’importance du niveau régional dans les politiques de développement. » Les régions vont de plus en plus se retrouver seules face à des Etats-nations ruinés. Par ailleurs les articles 2 et 3 de la Charte européenne de l’autonomie locale précisent :

« l’autonomie locale doit être reconnu dans la législation interne » et que « par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part effective des affaires publiques »

Bernard Lietaer, lui, va plus loin : « Une décision importante de la part des gouvernements sera de permettre aux villes et aux gouvernements locaux de choisir eux - mêmes les monnaies complémentaires qu’il leur semble intéressant d’encourager en les acceptant en paiement de taxes de la ville ou de l’état. » ( Livre blanc p 28).

Vous avez bien lu, les villes et les régions pourront créer des monnaies complémentaires. Certains pensent que cela est impossible et pourtant des expériences fonctionnent un peu partout comme en Suisse (WIR), ou en Allemagne (Chiemagauer).

En 1971 Jaime Lerner, le maire de Curitiba au Brésil a créé une monnaie sous forme de jeton de bus que les gens gagnaient en ramassant les ordures ce qui a permis à cette ville d’être une des plus prospère du Brésil. Jean-François Noubel parle même de monnaies libres qui permettraient un troisième niveau d’organisation économique dont la clé serait le travail collaboratif (comme Wikipédia par exemple).

Bernard Lietaer propose ainsi de créer des systèmes « Business-to-Business (B2B) » au niveau des entreprises (livre blanc p 27).

Ceci n’est pas une hypothèse mais une réalité que Guerman Sterligov homme d’affaires russe est en train d’exploiter. Il a mis en place, dans toutes les grandes capitales (il a investi des millions d’euros dans ce projet à Londres, Paris, Bruxelles, Hongkong) un centre anticrise qui permet aux entreprises d’organiser des paiements à base de troc. Il a ainsi déclaré :

« Adieu argent, crédit, taux d’intérêt... Le système capitaliste a atteint ses limites, il faut trouver de nouvelles règles du jeu », « Il ne s’agit pas seulement de troc mais d’un nouveau système de paiement, d’une nouvelle comptabilité. » (Le Monde du 11.03.09).

La réalité dépasse la fiction et prouve que la crise systémique actuelle est bien plus grave que celle de 1929.

Face à l’ampleur du désastre économique, certains pourtant se posent la question de savoir si cette « régionalisation » du monde ne se fera pas dans la violence. Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l’automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. RIA Novosti du 24.11.2008.

Le 13 mars, Chuck Norris a ainsi organisé une rencontre des délégués de centaines de groupes armés texans pour discuter d’une éventuelle sécession du Texas. Face aux risques de guerre civile la FEMA a rapatrié un bataillon de l’armée US qui était en poste en Irak pour le déployer sur le sol US. (Source : Army news).

Nathan Freier professeur au US Army War College, la principale institution de formation de l’armée pour les futurs officiers, conseiller et expert de politiques et d’analyse à la sécurité et à la défense a d’ailleurs rédigé un rapport qui met l’accent sur les risques de guerre civile aux USA (pages 31, 32 et 33 : www.strategicstudiesinstitut...)

Quoi qu’il en soit l’Union nord américaine du Canada et des USA est déjà une réalité et les régions (états désunis) qui seront créées par la violence ou sans violence s’intègreront au sein de cette union.

N’oublions pas que le 27 novembre 2006, la Chambre des communes du Canada a reconnu que le Québec formait une « nation » au sein du Canada. Vous pouvez d’ailleurs trouver des cartes du Canada sur les sites officiels comprenant 5 régions : Le Canada atlantique, le Nord, l’Ontario, l’Ouest canadien et le Québec. Nous aurons donc une North American Union organisée dans un premier temps autour d’une dizaine de régions et qui intègrera le Mexique plus tard.

En ce qui nous concerne, nous assistons au même phénomène et le rapport Balladur qui prévoit dans sa proposition numéro 1 de « favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales pour en réduire le nombre à une quinzaine » n’est qu’un épisode local qui se répètera partout en Europe.

Nous sommes en train de changer de monde et pourtant pour reprendre la célèbre formule du Comte de Lampedusa : « il faut que tout change pour que rien ne change ». En effet, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux d’un système économique obsolète. Francis Neri (spécialiste de l’éducation, de la formation et du conseil, Président de l’Institut Européen de socialisation et d’éducation) a pourtant dit l’essentiel : « Les crises : économique, sociale, écologique, énergétique, des matières premières, alimentaires, sont inter reliées et l’on ne peut considérer l’une sans se préoccuper des autres. »

Il faut donc analyser le problème dans sa globalité et à différents niveaux.

- Le premier niveau d’analyse, celui de la finance et de la titrisation a déjà été abondamment débattu.

- Le deuxième niveau qui sera l’objet de ma prochaine étude (n°5 : une monnaie mondiale) car malheureusement, nos dirigeants sont incapables d’aller plus loin (ils servent le système), concerne le problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer.

- Le troisième niveau concerne l’adaptation de notre système économique aux nouvelles technologies de l’information qui détruisent les emplois par millions. Une réflexion profonde doit être engagée sur la notion de travail (le chômage explose) qui est ne l’oublions pas une invention tardive de l’homme. Les tribus dites « primitives » estiment que c’est une aberration. Smohalla, chef indien Sokulls déclarait : « Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves. »

- Le quatrième niveau concerne l’énergie. La fin du pétrole est programmée et nous n’avons encore pas trouvé d’alternatives valables. Or, il faut le rappeler, toute notre économie repose sur cette énergie encore bon marché et facile d’utilisation (mais polluante).

- Le cinquième niveau concerne le capitalisme lui-même qui est basé sur la consommation à partir de dettes. Un système totalement injuste que les plus grands économistes américains comme John Maynard Keynes ont critiqué : « nous commençons à le mépriser. » (L’autosuffisance nationale, 1933).

- Le sixième niveau concerne la démocratie et notre liberté qui sont en danger. Par accumulation du capital (l’argent appelle l’argent), une petite poignée d’hommes finissent par avoir la réalité du pouvoir. J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous a pourtant mis en garde :

« En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.

- Le septième niveau concerne l’écocide que provoque notre système économique (Un écocide est un acte de destruction d’un écosystème, notamment par l’exploitation excessive de celui-ci).Certains parlent même d’écophagie. Je signale au passage que l’eau potable, élément essentiel de la vie commence à manquer.

Au final nos élites « s’efforcent de réduire notre malheur plutôt que de construire notre bonheur » pour reprendre la célèbre phrase de Bernard Weber et nous avons, nous intellectuels, un rôle majeur à jouer. La crise systémique actuelle est une opportunité unique pour changer de monde, mais il faut tout d’abord changer nous-mêmes et nous remettre en question.

« Le boulot des intellectuels du courant dominant, c’est de servir en quelque sorte de « clergé laïque », de s’assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l’Église dominait, c’est ce que faisait le clergé : c’étaient eux qui guettaient et traquaient l’hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d’autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle - être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte. » (Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky éd. éditions Aden, 2006, p. 187)

Gilles Bonafi


 Truc 029

Guide du manifestant arrêté, mise à jour nov 2005 E Sire-Marin magistrat, membre de la LDH, co présidente de la Fondation Copernic (www.fondation-copernic.org) QUE FAIRE LORSQU’ON EST ARRÊTÉ PAR LA POLICE LORS D’UNE MANIFESTATION ? http://www.cnt-f.org/cnt31/spip.php... http://www.france.attac.org/spip.ph... http://www.wmaker.net/Guy_Queytan/C... http://www.millebabords.org/spip.ph... http://webincendiaire.free.fr/IMG/p...

I- LORS D’UN CONTROLE D’IDENTITE VOS DROITS Si vous êtes de nationalité française, vous pouvez établir votre identité par tout moyen, il n’est pas obligatoire d’avoir sur vous une pièce d’identité Si vous êtes de nationalité étrangère, vous devez, en principe, toujours avoir avec vous le titre ou les documents vous autorisant à circuler ou à séjourner en France (une carte de séjour, un passeport avec un visa datant de moins de 3 mois , un récépissé de demande de titre de séjour ou encore une convocation à la préfecture etc...) En effet, la police peut à tout moment, contrôler la régularité de leur séjour en France des étrangers, Les mineurs étrangers peuvent prouver par tout moyen leur identité. Ils sont inexpulsables du territoire français.

Les motifs du contrôle d’identité : art 78-2 du code de procédure pénale : outre les contrôles spécifiques des étrangers, les forces de l’ordre peuvent contrôler votre identité s’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’une personne a commis ou a tenté de commettre une infraction, se prépare à commettre un crime ou un délit, ou est susceptible de fournir des renseignements sur une enquête pénale en cours, ou fait l’objet de recherches judiciaires. Mais le Procureur peut aussi requérir des contrôles d’identité pour les infractions qu’il précise (recherches de stupéfiants, ports d’armes...). Enfin l’identité peut être contrôlée pour “ prévenir une atteinte à l’ordre public ” Les motifs du contrôle sont donc très larges, mais ils doivent répondre à l’un de ces critères, sous peine de nullité du contrôle. Par exemple, le fait de porter un auto-collant (ou une banderole), avec un sigle syndical ou associatif, ou une inscription licite quelconque, ne justifie en aucun cas un contrôle d’identité. La police n’a pas le droit de vous demander de retirer l’auto-collant, car c’est une atteinte à la liberté d’expression. Autre exemple : vous avez le droit de photographier ou de filmer une manifestation, et rien n’interdit de filmer les policiers dans des lieux publics. Ils n’ont pas le droit de confisquer votre matériel ou le film.

la rétention en vue de vérifier votre identité (art 78-3 du code de procédure pénale) : Si vous n’avez pas de preuve de votre identité, vous pouvez être retenu par la police qui souhaite vérifier votre identité pendant 4 heures maximum à partir de début du contrôle. Ne tentez pas de vous soustraire par la force à un contrôle d’identité, c’est un délit de rébellion. Restez toujours calme et poli.

CONSEILS pour les contrôles d’identité Vous avez le droit de faire aviser le procureur de la république de votre rétention et toute personne de votre choix. Si vous êtes mineur, le procureur de la République doit être informé dès le début de la rétention. Exercez le droit de faire prévenir le procureur Une copie du procès-verbal de contrôle d’identité doit vous être remise après 4h , (s’il n’y a pas de garde à vue à la suite)
- Exigez-ce document. Vous avez le droit de prévenir votre famille ou toute personne de votre choix. Si vous êtes mineur, vous devez être assisté par votre représentant légal. Si les policiers sont agressifs lors d’un contrôle d’identité, restez polis, ne les tutoyez pas, même s’ils vous tutoient, ne faites aucun geste violent à leur égard, car cela peut entraîner des procédures d’outrage ou de rébellion, ou de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ; des peines d’emprisonnement sont encourues et vous pouvez être jugés en comparution immédiate (flagrants délits). Prenez les coordonnées de toutes les personnes qui peuvent témoigner de la scène. Si vous êtes emmenés au commissariat, demandez à tout témoin de prévenir vos proches ou un avocat. Si vous refusez de collaborer à la vérification de votre identité (en faisant des déclarations manifestement fausses, par exemple), vos empreintes et une photo peuvent être prises. Et si vous refusez de vous soumettre à cette mesure, vous pouvez être punis de 3 mois de prison et 3750 euros d ’amende (art 78 -5 du CPP) ; Avant de signer un procès-verbal, relisez-le attentivement. Si vous n’êtes pas d’accord avec le contenu des procès-verbaux, vous pouvez refuser de les signer (documents rédigés par les policiers et décrivant l’interpellation ou la vérification d’identité). Si vous estimez que le procès-verbal contient des erreurs ou des imprécisions, vous devez demander au policier qui l’a tapé de le rectifier ; s’il refuse, vous pouvez vous-même faire des ajouts manuscrits à la fin du procès-verbal, suivis de votre signature. Lors de l’interpellation, la police peut seulement accomplir sur vous une palpation de sécurité. Il s’agit d’une recherche extérieure, à travers les vêtements, d’objets dangereux pour la sécurité du porteur ou d’autrui.. Cela ne peut en aucun cas consister en des attouchements ou une fouille à corps. Ayez toujours les coordonnées d’un ou plusieurs avocats sur vous

II- LORS D’UNE GARDE A VUE Un officier de police peut décider de vous retenir au poste 48 heures maximum s’il soupçonne que vous avez commis ou tenté de commettre une infraction. Si la garde à vue fait suite à un contrôle d’identité, la durée de la garde à vue (48h)se calcule à partir de l’heure de votre interpellation par la police (les 4 h de rétention pour le contrôle d’identité incluses). Vous devez être immédiatement informé de vos droits dans une langue que vous comprenez (art 63-1 du CPP). Si l’interprète ne peut se déplacer , cela se fera par les moyens de télécommunications autorisés.

VOS DROITS Dès le début de la garde à vue , le procureur doit être informé par l’officier de police judiciaire de votre placement en garde à vue. Vous pouvez être retenu au maximum 48h (96h lorsque des stupéfiants sont en cause, selon l’art 63-1 du CPP). La prolongation d’une garde à vue de 24h à 48h doit être autorisée par le procureur. Un mineur ne peut être retenu que 24h ( s’il a plus de 13 ans). Vous avez le droit de savoir quelle infraction vous est reprochée Vous devez demander que ce soit écrit sur le procès-verbal et d’avoir si nécessaire un interprête.. Vous avez le droit de voir un avocat que vous avez choisi ou un avocat qui est mis à votre disposition si vous n’en connaissez pas. Lorsque vous participez à une manifestation, ayez toujours sur vous les coordonnées d’un ou plusieurs avocats. Vous devez rencontrer votre avocat immédiatement au début de la garde à vue et à la 24emeheure (72e heure en cas de stupéfiants), pendant 30 mn de manière confidentielle (art 63-4 du CPP). En cas de prolongation de la garde à vue au delà de 24h, autorisée par le procureur vous pouvez encore voir l’avocat à la 36e heure. Dès le début de la garde à vue “sans délai ” , vous pouvez faire prévenir, par l’intermédiaire d’un policier, par téléphone, un proche (la personne avec qui vous vivez habituellement, l’un de vos parents, l’un de vos frère ou soeur, un ami, votre employeur, etc... (art 63-2 du CPP). A tout moment lors de la garde à vue, à votre demande ou à celle d’un membre de la famille, vous avez le droit de demander d’être examiné par un médecin qui vient sans délai. Après 24h de garde à vue, vous avez le droit de demander une seconde fois à voir un médecin. Si vous avez moins de 16 ans, un médecin est désigné dès le début de la garde à vue pour vous examiner. Lorsque l’infraction concerne les stupéfiants, un médecin doit vous examiner dès la première heure de garde à vue, puis toutes les 24h, en plus des examens que vous pouvez personnellement demander, durant la garde à vue qui peut ici durer 96h. Il est possible que vous subissiez une fouille à corps afin de rechercher des indices en rapport avec l’infraction flagrante qui vous est reprochée. Il s’agit alors non seulement de fouiller vos vêtements mais aussi l’intérieur de votre corps. Mais la fouille à corps ne peut être effectuée que par un policier de même sexe que vous. Pour certaines infractions (vol, destruction, dégradation etc), la police peut prendre vos empreintes génétiques. Si vous refusez, vous encourez une peine de 1 an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende. Mais si vous l’acceptez, vos empreintes peuvent rester 40 ans dans le FNAEG (fichier national des empreintes génétiques).

CONSEILS LORS DES GARDES À VUE Relisez très attentivement le procès verbal Vous pouvez choisir de vous taire lors des interrogatoires. Attendez d’avoir demandé conseil à votre avocat avant de répondre aux questions posées par les policiers. Vous pouvez refuser de signer le procès-verbal (documents décrivant les conditions de garde à vue et des auditions). Si vous n’êtes pas sûr de son contenu, mieux vaut ne pas le signer ou ajouter vous-même des précisions à la fin du document, avant de le signer. Ayez toujours les coordonnées d’un ou plusieurs avocats sur vous, avant de partir en manif. Si vous n’avez pas les moyens de payer les frais d’un avocat, vous pouvez demander à l’état français de prendre en charge totalement ou partiellement ces frais selon le montant de vos revenus mensuels. C’est l’aide juridictionnelle. Les policiers n’ont pas le droit de vous faire subir des violences, ni physiques, ni morales (art 222-13 du CP et article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Si vous subissez des violences (coups, insultes, humiliations, refus de repas.) parlez en à votre avocat et demandez un examen médical afin que ces violences soient constatées dans un établissement hospitalier et qu’un certificat médical précisant la durée de l’arrêt de travail soit établi. La solution la plus efficace est de porter plainte devant un juge d’instruction avec constitution de partie civile. Une somme d’argent vous sera demandée à titre de consignation, sauf si vous avez l’aide juridictionnelle. Si des violences contre des biens ou des personnes vous sont reprochées, il est très important d’avoir pris les coordonnées des personnes pouvant témoigner en votre faveur. Avant de manifester, ayez sur vous des petits papiers où vous avez écrit votre nom et votre téléphone, pour pouvoir les distribuer en urgence aux témoins, au moment où la police vous emmène, et tâchez de prendre les coordonnées des témoins. Vous avez des droits que les policiers ne peuvent vous refuser, comme ceux de voir un interprète, un avocat , un médecin. S’ils vous ont été refusés, faites noter sur le procès-verbal que vous les avez demandés ou bien noter le vous-même avant de le signer. Parlez en impérativement à votre avocat, car le non respect de vos droits rend toute la procédure nulle. Si les policiers vous ont dit que vous figuriez sur le STIC (système de traitement des infractions constatées), il s’agit d’un fichier de police (ou de gendarmerie) sur lequel sont inscrites des personnes "mises en cause" dans une précédente procédure (sans pour autant avoir été condamnée). Demandez aux policiers de vous lire les mentions du fichier qui vous concernent, et si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez écrire au Procureur de la République pour faire rectifier ou effacer ces informations.

III- LORS D’UNE COMPARUTION IMMEDIATE La comparution immédiate est une procédure qui permet de faire juger quelqu’un à la suite de la garde à vue devant le tribunal correctionnel. C’est le procureur qui décide si on vous juge immédiatement, ou si on vous relâche pendant la garde à vue, ou à la fin de la garde à vue : en ce cas la police peut vous remettre une convocation devant le tribunal, avec une date d’audience. Le procureur peut aussi décider de vous faire juger le jour-même, en "comparution immédiate", si vous risquez une peine de prison égale ou supérieure à 6 mois, c’est à dire pour la plupart des délits commis lors d’une manifestation. Voici quelques exemples justifiant un jugement immédiat : lorsque vos êtes étranger en situation irrégulière, ou en cas de dégradations lors d’une manifestation, ou d’outrage et rébellion ou de violences envers la police (ou de menaces verbales de violences), en cas de vol, de mendicité avec un chien "dangereux", d’occupation d’un squatt, d’outrage au drapeau ou à l’hymne national, ou si vous êtes sous le coup d’une interdiction du territoire, d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière ou d’une mesure d’expulsion. Mais en cas de "racolage passif"(et si vous n’êtes pas aussi en situation irrégulière), ou d’entrave à la circulation dans un hall d’immeuble, seuls deux mois de prison sont encourus et la comparution immédiate est donc impossible.

CONSEIL TRES IMPORTANT : Vous avez le droit de refuser d’être jugé le jour-même lorsque le juge vous demande si vous acceptez la comparution immédiate (art 397 du CPP). Mais vous risquez d’aller en prison pendant 2 à 6 semaines en attendant. Parlez en à votre avocat. Le risque d’aller en prison en attendant d’être jugé, même si vous avez une famille ou un travail est réel. Attention !, Devant le tribunal soyez calme et poli. Ecoutez les conseils de votre avocat, dont la présence est obligatoire, sur l’attitude à avoir et surtout sur les déclarations à faire au juge. Vous avez le droit de faire appel contre la décision du juge qui vous condamne Vous pouvez demander l’aide juridictionnelle pour payer les frais d’avocat et les frais de justice ; si vos revenus sont très faibles (inférieur à 820 euros), l’aide juridictionnelle est totale et l’avocat est gratuit ; sinon , l’aide jurictionnelle peut être partiellement accordée.

IV LORS D’UNE RETENTION ADMINISTRATIVE d’un ETRANGER Si vous êtes étrangers en situation irrégulière, le préfet peut décider de vous reconduire à la frontière. Dans ce cas, le préfet peut vous placer en rétention administrative pendant 48h pour préparer votre renvoi. Au delà de ces 48h , vous pouvez être maintenu en rétention pendant encore 30 jours au maximum sur décision du juge des libertés (2 fois 15 jours), soit 32 jours dans un centre de rétention au total. Si vous êtes demandeur d’asile, retenu par la police (4 jours) à l’entrée du territoire français, vous pouvez être ensuite placé en rétention pendant 16 jours sur décision du juge, soit 20 jours au total en rétention.

VOS DROITS Vous devez être informés de vos droits dès le début de votre rétention dans une langue que vous comprenez. Vous avez le droit de faire un recours contre la décision de reconduite à la frontière mais le recours n’est pas suspensif (vous restez en rétention) Vous avez le droit de demander l’assistance d’un médecin Vous avez le droit de demander l’assistance d’un avocat Vous avez le droit de demander l’assistance d’un interprète Vous pouvez communiquez avec votre consulat et avec une personne de votre choix Vous avez le droit de faire appel contre la décision du juge de prolonger la durée de votre rétention Comme en garde à vue, vous devez être bien traité en rétention (ne subir aucun violence ni physique, ni morale)

CONSEILS LORS DE LA RETENTION D’UN ETRANGER Une association, la CIMADE se trouve sur certains lieux de rétention afin de pouvoir vous aider, notamment à contester la décision de reconduite à la frontière. Demandez à la rencontrer au plus vite (Siège : 01 45 55 15 77) Pour une information sur les droits des étrangers, contacter aussi le GISTI : (01 43 14 84 89) ou l’ANAFE (01 42 08 69 93)

V LORS DE LA FOUILLE D’UN VEHICULE Sauf lorsqu’il s’agit d’un véhicule d’habitation (caravanes), la police peut fouiller un véhicule y compris le coffre, si elle a des “raisons plausibles de soupçonner qu’un crime ou un délit flagrant a été commis par l’un des occupants. La police peut aussi immobiliser un véhicule pendant 30mn et le fouiller avec l’accord du conducteur (ou à défaut le procureur) ”pour prévenir d’une atteinte grave à a sécurité des personnes et des biens”

VI les VIGILES Sur arrêté du préfet, dans les lieux et à des dates précisées dans cet arrêté, les vigiles peuvent procéder à des palpations de sécurité (donc sur les vêtements), en cas de menaces graves pour la sécurité publique. Ces palpations sont faites par une personne du même sexe que l’intéressé. Les vigiles peuvent aussi faire ouvrir un sac à main, et ne peuvent le fouiller qu’avec le consentement de la personne.


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Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates. http://reseaudespirates.org/

Je prends le parti des pirates. Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres : des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou « tombées » dans le domaine public.

Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique. Les tentatives d’interdire les échanges sur Internet - par l’intimidation ou par le filtrage - sont vaines. Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable. Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d’elles-mêmes. C’est au grand jour qu’elles révéleront toutes leurs potentialités.

Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse. En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.

Je déclare que je suis l’un d’entre-eux. Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles. Alors, pour eux je suis un pirate.

  Lire le Pacte pour les Libertés Numériques http://reseaudespirates.org/?q=cont...   Qui sommes nous ? http://reseaudespirates.org/?q=cont...

Signez le Pacte pour les Libertés Numériques http://reseaudespirates.org/?q=/use...


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AMÉRIQUE LATINE - Pour combattre les drogues, mieux vaut les dépénaliser Courrier international - n° 959 - 19 mars 2009 http://www.courrierint.com/article....

L’approche prohibitionniste est un échec, jugent trois anciens présidents latino-américains. A l’occasion de la réunion de la Commission des stupéfiants de l’ONU, ils appellent à un changement radical.

La guerre contre les drogues a échoué. Il est grand temps de remplacer une stratégie inefficace par une politique plus humaine et plus efficace. Tel est le message central du rapport de la Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie.

Les politiques prohibitionnistes fondées sur l’interdiction et la criminalisation de la consommation n’ont tout simplement pas marché. La violence et la criminalité organisée associées au trafic de stupéfiants demeurent des problèmes cruciaux dans nos pays. L’Amérique latine demeure le premier exportateur mondial de cocaïne et de cannabis, et est en train de devenir un gros fournisseur d’opium et d’héroïne. Nous sommes plus loin que jamais de l’objectif d’éradication des drogues.

Ces trente dernières années, la Colombie a pris toutes les mesures imaginables pour lutter contre le trafic de drogue, mais les résultats de ces efforts gigantesques n’ont pas été proportionnels aux moyens investis. Même si le pays est parvenu à faire baisser le niveau de violence, la superficie des cultures illicites est de nouveau en augmentation. Au Mexique, autre épicentre du trafic de drogue, la violence liée aux stupéfiants a fait plus de 5 000 victimes rien qu’en 2008.

Il faut briser les tabous sur les drogues

Devant l’augmentation de la violence et de la corruption liées aux stupéfiants, il est urgent de réviser des politiques qui ont été inspirées par les Etats-Unis. La puissance alarmante des cartels de la drogue mène à la criminalisation de la vie politique et à la politisation de la criminalité. Et la corruption du système judiciaire et politique sape les fondements de la démocratie dans plusieurs pays d’Amérique latine.

Pour se mettre en quête de solutions de rechange, il faut d’abord reconnaître les conséquences désastreuses des politiques actuelles. Il faut ensuite briser les tabous qui inhibent le débat public sur les drogues dans nos sociétés. Les mesures antidrogue reposent sur des préjugés et des craintes qui n’ont parfois que peu de rapport avec la réalité. En associant drogues et criminalité, on isole les toxicomanes dans des cercles fermés où ils sont encore plus à la merci du crime organisé.

Pour réduire drastiquement les dégâts causés par les stupéfiants, la solution à long terme consiste à faire baisser la demande dans les principaux pays consommateurs. Pour aller dans cette direction, il est essentiel de classer les substances illicites en fonction de leur nocivité pour la santé et pour le tissu social.

Dans cet esprit, nous proposons un changement de paradigme reposant sur trois principes directeurs : réduire les dégâts causés par les drogues, faire baisser la consommation par des actions de prévention et combattre énergiquement le crime organisé. Pour traduire ce nouveau paradigme en actes, nous devons commencer par faire passer les toxicomanes du statut d’acheteurs de substances illicites à celui de patients pris en charge par le système de santé public.

Nous proposons d’évaluer minutieusement, d’un point de vue de santé publique, la possibilité de dépénaliser la possession de cannabis pour usage personnel. Le cannabis est de loin la drogue la plus consommée en Amérique latine et nous sommes conscients de ses effets nocifs pour la santé. Les preuves empiriques disponibles montrent cependant que les risques qu’il comporte sont semblables à ceux de l’alcool ou du tabac.

Si nous voulons enrayer avec succès la consommation de drogues, nous devons prendre exemple sur les campagnes antitabac. La réussite de celles-ci illustre l’efficacité d’actions de prévention reposant sur un langage clair et des arguments en phase avec l’expérience de chacun. De même, les déclarations d’anciens toxicomanes sur les dangers des drogues auront bien plus de poids sur les consommateurs que des menaces de répression ou de vertueuses exhortations à ne pas en consommer. Ces campagnes de prévention doivent viser les jeunes, qui représentent de loin le plus gros contingent d’usagers et de victimes des guerres contre les drogues. Ces campagnes doivent en outre souligner la responsabilité de chacun dans l’augmentation de la violence et de la corruption liées au trafic de stupéfiants. En traitant la consommation comme une question de santé publique, nous permettrons à la police de faire porter ses efforts sur le problème essentiel : la lutte contre le crime organisé.

Mettre l’accent sur la santé et la prévention

Un nombre croissant de personnalités du monde politique, de la société civile et de la sphère culturelle, conscients de l’échec de nos politiques actuelles en matière de drogues, ont plaidé publiquement en faveur d’un changement de cap. L’élaboration de mesures alternatives est du ressort de tous : enseignants, professionnels de la santé, chefs spirituels et décideurs politiques. Chaque pays doit trouver des solutions qui correspondent à son histoire et à sa culture. Mais, pour donner des résultats, le nouveau paradigme doit mettre l’accent sur la santé et la prévention - pas sur la répression.

Les drogues ne connaissent pas de frontières, c’est pourquoi l’Amérique latine doit établir un dialogue avec les Etats-Unis et l’Union européenne afin de mettre en ¦uvre des alternatives viables à la guerre contre les drogues. Les Etats-Unis et l’UE ont une part de responsabilité dans les problèmes que rencontrent nos pays puisque leurs ressortissants sont les principaux consommateurs des drogues produites en Amérique latine.

L’élection de Barack Obama représente pour l’Amérique latine et les Etats-Unis une occasion unique d’engager un dialogue de fond sur des questions concernant les deux parties, comme la baisse de la consommation intérieure de drogues et la limitation des ventes d’armes, en particulier à la frontière mexicano-américaine. L’Amérique latine doit également rechercher le dialogue avec l’UE, en demandant aux pays européens de réaffirmer leur ferme volonté de réduire la consommation intérieure et en tirant les leçons de leur expérience en matière de réduction des risques sanitaires.

C’est maintenant qu’il faut agir, et le meilleur moyen est de renforcer les partenariats pour traiter ce problème mondial qui nous concerne tous.

* Respectivement anciens présidents du Brésil, de la Colombie et du Mexique.

Fernando Henrique Cardoso, César Gaviria et Ernesto Zedillo* The Wall Street Journal

Débat La Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie a été créée en 2008 par Fernando Henrique Cardoso, président du Brésil de 1995 à 2002, César Gaviria, président de la Colombie de 1990 à 1994 et Ernesto Zedillo président du Mexique de 1994 à 2000. Composée de dix-sept personnalités indépendantes, dont les écrivains Paulo Coelho et Mario Vargas Llosa, elle entend réfléchir sans tabou sur "ce qui constitue un des problèmes les plus graves de l’Amérique latine" et alimenter le débat sur la stratégie mondiale à mener contre les drogues. Elle a rendu un rapport le 12 février dernier, disponible sur drogasydemocracia.org.

© Courrier international 2009 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076 


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Communiqué de presse      Montreuil, le 27 mars 2009  Si la solidarité devient un délit,  nous demandons à être poursuivis pour ce délit !  http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/M...

Mercredi 8 avril dans plusieurs dizaines de villes en France, des milliers de personnes se rendront  devant les différents palais de justice pour se constituer prisonniers.  Parce qu’aujourd’hui, en France, accueillir, accompagner ou simplement aider une personne sans‐papiers est  devenu un délit………..  Comme le précise l’article L622‐1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « toute  personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour  irrégulier d’un étranger en France sera puni d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 30 000 euros ».  Parce que le gouvernement français s’est donné comme objectif en 2009, l’interpellation de 5000 aidants et de  5 500 en 2011, en assimilant citoyens solidaires et militants bénévoles aux trafiquants de main d’œuvre et  autres passeurs….  Mercredi 8 avril, nous serons donc des milliers affirmant avoir un jour aidé un homme ou une femme sans‐ papiers en difficulté. Nous serons des milliers de citoyens décidés à rester des « aidants » » et à affirmer que  l’humanité et la solidarité sont des principes supérieurs sans lesquels il n’y a pas de société digne de ce nom.  Cette mobilisation citoyenne nationale ne sera qu’une première étape. Quelques jours plus tard, une  proposition de loi rédigée par le collectif associatif sera portée devant le Parlement. Cette proposition visera à :  • réaffirmer le principe de l’accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles  d’accueillir des migrants ;  • dépénaliser les « aidants »  • interdire les interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux  d’accompagnement et d’accès aux droits (éducation, santé….)    Contacts presse :  Emmaüs France :   Sandrine Witeska / 01 41 58 25 30 – 06 16 46 27 51  FASTI :     Schwertz Favrat / 06 13 07 74 76.  Fédération Entraide Protestante : Nicolas Derobert / 01 48 74 53 84  FNARS :    Bernard Loye / 01 48 01 82 06  http://www.fnars.org/index.php/posi... Secours Catholique :   Catherine Coutansais /

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Vadémécum Accueil des étrangers et interventions policières   http://www.fnarsidf.asso.fr/?Mod=ar... A destination des intervenants sociaux et gestionnaires de tout type de structures.

Ce Vadémécum a été pensé comme un outil pratique visant à apporter des réponses concrètes à 10 questions que peuvent se poser les acteurs de terrain dans le cadre d’interventions policières et n’a donc pas la prétention de l’exhaustivité.

La réalisation a été pilotée par la Cimade dans une logique partenariale avec Emmaüs France, la Fédération de l’Entraide protestante, le Secours catholique et la FNARS.

Ce Vadémécum a vocation à être diffusé très largement, aussi n’hésitez pas à le télécharger. http://www.fnarsidf.asso.fr/fichier...


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Message original -------- Sujet : [Liste anti-délation] Base élèves et ONU Date : Fri, 27 Mar 2009 22:59:28 +0100 De : bruno

    Une nouvelle dans le monde !   Base élèves" traîné devant l’ONU LE MONDE | 27.03.09 | 15h08 • Mis à jour le 27.03.09 | 15h44

ls ne sont plus qu’une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1er degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l’inscription de chaque enfant dès l’école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière "victoire" : la France sommée d’expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la session du Comité des droits de l’enfant, "à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d’opposition prévu par la loi ne s’applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité (des droits de l’enfant de l’ONU) des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants".

Réunis dans un Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), des parents d’élèves et des enseignants, relayés par la Ligue des droits de l’homme, contestent ce fichier depuis les premières expérimentations lancées en 2004. Ils ont d’ailleurs réussi à le dépouiller des attributs dont il était doté au départ. Mais continuent de se battre pour obtenir sa suppression. Les uns au tribunal - où les premières plaintes contre X... invoquant le non-respect de la loi Informatique et libertés ont été déposées mercredi 25 mars comme à Grenoble et à Millau - les autres dans les écoles autour des "désobéisseurs" qui, en refusant de renseigner la Base, font l’objet de sanctions et de retraits sur salaire. Un recours en annulation a également été déposé au Conseil d’Etat le 22 décembre 2008. Quand, après des années de fiches cartonnées, le mammouth décide de basculer dans le tout-numérique, il ne se doutait pas que l’affaire soulèverait une telle indignation. Les collèges et les lycées sont dotés depuis 1995 d’un logiciel (Sconet) qui centralise des renseignements familiaux et scolaires sans que cela ait suscité la moindre vaguelette. L’école se révèle plus frondeuse. "Les collègues ont mis un certain temps à réagir parce que, au départ, Base élèves leur a été présenté comme une réponse à une de leurs revendications : disposer d’un logiciel équipé des mêmes fonctionnalités dans toutes les écoles", se souvient Gérard Courdert, délégué du Syndicat des instituteurs et professeurs d’école (Snuipp-FSU) de l’Ain. "En plus, pour beaucoup d’entre eux, l’ordinateur est souvent arrivé avec le logiciel lui-même", précise Pierre Devesa, directeur d’une école primaire dans le même département. Le logiciel en question se révèle tout sauf anodin : pour la première fois, les écoles se voient tenues de remplir une base de données indiquant les nom, prénom, adresse de leurs élèves, mais aussi leur nationalité, l’année de leur arrivée en France, le suivi médical ou psychologique dont ils font l’objet, leur handicap éventuel. Sans que le législateur y ait mis son nez, un fichier centralisé et précis voyait le jour, au moment même où, partout en France, des enseignants prenaient fait et cause en faveur de leurs élèves sans papiers et quand, peu de temps avant, l’idée d’un repérage précoce de la délinquance avait provoqué controverse et indignation. Prenant acte de la fronde, le ministère plie mais ne cède pas, publiant un arrêté "portant création de Base élèves", en date du 20 octobre 2008, épuré des champs de la nationalité, du handicap, de l’absentéisme, etc. Le ministre, Xavier Darcos lui-même, avait estimé, en juin, que ce fichier était "profondément liberticide". Revu et corrigé, Base élèves, qui contient une cinquantaine de renseignements, dote chaque enfant d’un identifiant national élève qui rejoint la Base nationale. Le tout est consultable en partie par la mairie, en totalité par l’inspection académique. Les parents ne peuvent s’y opposer. La plupart des enseignants cèdent sous la pression, quelques-uns résistent contre ce qu’ils jugent être une opération de fichage. Pour l’éducation nationale, qui a beaucoup souffert de la grève administrative menée pendant des années par les directeurs d’école, il ne s’agit que d’un outil de bonne gestion. Base élèves a déjà permis de rectifier de "plusieurs milliers" l’effectif des enfants inscrits à l’école. Ramené à 6 millions, c’est peu, mais "un élève de plus ou de moins peut impliquer une fermeture ou une ouverture de classe", défend le ministère. Mais pourquoi des fichiers nominatifs ? Ils peuvent être "utiles en cas de méningite ou de recherches d’enfants". Ou pour repérer les enfants sans papiers, s’inquiète le Collectif. Pour ses détracteurs, ce fichier pourrait bien constituer aussi le socle du futur "casier" que risque de traîner derrière lui chaque enfant durant sa scolarité. "L’outil Base élèves est évolutif. La meilleure preuve, c’est qu’il a déjà fait l’objet d’une modification déclarée à la CNIL : elle consiste à pouvoir attribuer le nom d’un enseignant à chaque classe", argumente Christian Drevet, directeur d’une petite école de trois classes à Eydoche, dans l’Isère. Sachant que l’éducation nationale travaille à la mise en place d’"un livret scolaire électronique" qui contiendrait le résultat des évaluations individuelles et qu’un fichier national sur le retard scolaire est également en préparation, qu’est-ce qui interdira de connecter tous ces fichiers à travers l’identifiant de l’élève ? Des parents s’insurgent, comme Vincent Fristot, de Grenoble, à l’origine du recours au Conseil d’Etat, choqué que ce fichier ait été imposé "sans débat démocratique, sans concertation". C’est comme si "on nous retirait notre autorité parentale", s’indigne Marylou Waligorsk, dans l’Aveyron. "N’importe quel distributeur est tenu de demander notre avis s’il veut constituer un fichier. Pas l’éducation nationale !", s’insurge Béatrice Koehler, dans l’Ain, qui juge choquant que "grands-parents, amis et nounous" se retrouvent aussi "fichés" à leur insu. Mais il est sans doute trop tard : 80 % des enfants sont déjà inscrits sur Base élèves.   Brigitte Perucca Article paru dans l’édition du 28.03.09


Collectifslocaux-anti-delation@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/list...


 Truc 034

Soutenez l’interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France Par tous les moyens, la Commission européenne tente d’imposer par la force le retour des cultures OGM en s’appuyant sur quelques Etats membres pro OGM (Suède, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Finlande).

Demandez aux ambassadeurs de ces pays de laisser la France et la Grèce libres de refuser des cultures potentiellement dangereuses et mal évaluées ! http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas


 Truc 035

APPEL : Non à la guerre – Non à l’Otan http://www.otan-non.org/

A l’occasion du soixantième anniversaire de l’OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l’OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu’un monde de justice et de paix est possible.

 * Nous l’affirmons avec force : la France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples.  * Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales.  * Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l’arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ; d’autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier.  * Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays.

Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

En Afghanistan, le bilan de l’occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l’Otan.

Premières organisations signataires (au 24 mars 2009) : ACCA, ACG, ACDN, Les Alternatifs,Alternative Libertaire, ANECR, ATTAC, Américains contre la guerre (AAW), ARAC, Clubs UNESCO de l’Isère, CNCU, Collectif des Iraniens contre la guerre, Collectif Faty Koumba, Collectif la Guerre Tue, Collectif les Femmes en noir, Confédération d’action communiste, DIDF, Enseignants pour la Paix, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Le Cactus Gauche républicaine, Droit-Solidarité, FSU, Initiative Féministe Européenne, IPAM/CEDETIM, Ligue internationale des Femmes pour la paix et la liberté (LIFPL), Marche Mondiale des Femmes, MARS-Gauche Républicaine, MJCF, MRAP, Le Mouvement de la Paix, M’PEP, NPA, Organisation de Femmes Egalité, Parti Pour La Décroissance (PPLD), PCF, Parti de Gauche, PCOF, Réseau Sortir du Nucléaire, UEC, UJFP , Union pacifiste, Union Syndicale SOLIDAIRES, Les Verts…

- Programme provisoire du Contre-Sommet : Manifestation le samedi 4 avril dans l’après-midi à Strasbourg Une Conférence Internationale du 2 au 5 avril Un programme culturel Un village international autogéré Des actions directes non-violentes

Autres liens : http://www.appelotanafghanistan.org/ http://www.legrandsoir.info/spip.ph... http://fastrasbg.lautre.net/?Un-con...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° France : 4.500 policiers et gendarmes pour le sommet de l’OTAN à Strasbourg http://www.romandie.com/infos/news2... PARIS - Plus de 4.500 membres des forces de l’ordre françaises seront déployés à Strasbourg (est) à l’occasion du sommet de l’OTAN les vendredi 3 et samedi 4 avril, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Au total 63 unités mobiles (compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile), soit 4.400 hommes, ainsi que 200 membres des unités d’élite de la police et de la gendarmerie seront chargés du maintien de l’ordre pour ce sommet, qui se tiendra à Strasbourg et dans les villes allemandes voisines de Kehl et Baden Baden.

Outre les vingt-six chefs d’Etat et de gouvernement, dont le président américain Barack Obama, pour la partie officielle, sont aussi attendus pour un contre-sommet entre 30.000 et 60.000 manifestants de 500 collectifs de 23 pays qui sont rassemblés dans leur opposition commune à l’OTAN.

Ces collectifs, dont la Coordination anti-OTAN Strasbourg (CAOS), des altermondialistes, des anti-capitalistes, des anti-impéralistes, des anarchistes et des autonomes ne font guère mystère de leur ferme intention d’entraver au maximum le bon déroulement du sommet.

Les collectifs anti-OTAN organiseront manifestations et ateliers divers à partir du 1er avril, avec en clôture une grande manifestation. Elle devrait réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes le 4 avril sur un parcours loin du centre de Strasbourg qui sera placé sous haute surveillance.

Côté allemand, au moins 14.600 policiers seront sur le pied de guerre. Le chef de la police du Land (Etat régional) de Bade-Wuertemberg, Erwin Hetger, attend entre 15.000 et 25.000 manifestants, dont jusqu’à 3.000 casseurs potentiels.

Pour le sommet, la France a rétabli les contrôles à toutes ses frontières du 20 mars au 5 avril.

(©AFP / 28 mars 2009 12h40)


 Truc 036


Message original -------- Sujet : Majority Report is watching you ! Date : Sun, 29 Mar 2009 15:09:47 +0200 (CEST) De : Isabel S.

ECRANS ESPIONS DU MÉTRO : LA RATP ET MÉTROBUS ASSIGNÉS AU TRIBUNAL - par R.A.P. (Résistance à l’Agression Publicitaire).

Le 1er avril 2009 aura lieu la première audience d’un procès qui s’annonce explosif : cinq associations de lutte contre l’agression publicitaire et le contrôle social viennent d’assigner la RATP et sa régie publicitaire Metrobus, pour l’affaire des écrans publicitaires "espions" du métro.

Soyons nombreux au tribunal ! C’est grâce à notre présence en masse que le juge prendra toute la mesure de cette affaire. L’audience commencera à 9 heures devant la chambre des référés du Tribunal de grande instance de Paris.

Rendez-vous public mercredi 1er avril 2009 à 8h30 devant l’entrée du Palais de justice, 4 boulevard du Palais, 75001 Paris, métro Cité.

Voici le communiqué de presse du 10 mars 2009 concernant ce procès

**********************************************************************

Cinq associations (Résistance à l’agression publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Big brother awards, Robin des toits et Le Publiphobe) viennent d’assigner la RATP et sa régie publicitaire Métrobus (filiale de Publicis et JCDecaux) devant le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris, pour leur projet d’installation massive d’écrans publicitaires « espions » dans les couloirs du métro parisien. Quatre écrans sont déjà actifs à la station Étoile, et 400 autres sont prévus d’ici à fin juin 2009. Par ailleurs, 800 écrans doivent être installés dans les gares SNCF d’ici à la fin de l’année 2009.

La première audience aura lieu le 1er avril 2009 à 9 heures, devant la chambre des référés du Tribunal de grande instance de Paris, 4 boulevard du Palais, 75001 Paris, métro Cité. Rendez-vous public devant l’entrée du Palais de justice à 8h30.

Des capteurs installés dans les écrans permettent de mesurer le nombre de personnes qui passent, et analysent leurs réactions afin de détecter quel élément de l’image a retenu leur attention. Ces capteurs peuvent aussi donner des informations sur l’âge et le sexe des passants réceptifs à chaque campagne.

La société Majority Report, qui équipe les panneaux avec cette technologie, est elle aussi assignée. Le nom de cette société fait référence au livre et au film Minority Report, dans lesquels le héros se voit interpellé par des écrans publicitaires, capables d’identifier les passants en scannant l’iris de leur oeil à distance.

La démonstration du procédé dit capteur de visage , sur cette vidéo en ligne de la société Quividi (concurrente de Majority Report), parle d’elle-même :

http://www.quividi.com/fr/in_action.html

Les 3 sociétés sont poursuivies pour violation de la législation sur la vidéosurveillance, ici utilisée à des fins purement mercantiles. De plus, les associations dénoncent la mise en place probablement illégale de dispositifs d’analyse de données biométriques, installés sans aucune concertation, et à l’insu total des usagers et du personnel de la RATP.

>>Cerise sur le gâteau : ces écrans sont également équipés de capteurs Bluetooth, capables d’envoyer des messages publicitaires sur les téléphones portables. Métrobus, qui assure que cela dépendra d’une démarche active du passant (qui devra s’approcher du panneau), oublie de préciser qu’elle avait d’abord prévu d’arroser directement les téléphones avec des messages publicitaires, mais que son projet s’était vu retoqué par la CNIL (2).

Or le Bluetooth, outre son caractère intrusif, est dans le collimateur des experts en santé publique : les dernières études internationales, validées notamment par l’OMS et le Parlement européen, dénoncent les risques sanitaires graves de ces technologies sans fil. Les usagers vont ainsi être soumis à un rayonnement électromagnétique supplémentaire et potentiellement dangereux, notamment pour les personnes électrosensibles (3).

Renversement des rôles

Cinq ans après le retentissant procès « des 62 », au cours duquel la RATP et Métrobus avaient demandé 1 million d’euros de dommages et intérêts à 62 antipublicitaires qui avaient barbouillé des affiches dans le métro, les rôles sont donc aujourd’hui renversés : au tour de la RATP et de Métrobus de se retrouver sur le banc des accusés !

C’en est désormais fini d’une certaine impunité en matière d’agression publicitaire. Ceux qui sont, à l’origine, simplement censés assurer nos déplacements quotidiens, vont devoir rendre des comptes sur leur politique de harcèlement publicitaire, menée à l’encontre des citoyens.

Cette action bénéficie du soutien de personnalités politiques : une question orale a été posée au gouvernement à ce sujet par Martine Billard, députée de Paris, le 18 février dernier ; le conseil de la Mairie du XIè vient d’adopter à l’unanimité un voeu au Maire de Paris demandant la suspension de l’installation des écrans ; le groupe des Verts au conseil de Paris devait aussi déposer un voeu dans ce sens, le 10 mars.

Rappelons enfin que les recettes publicitaires ne représentent qu’environ 1,7 % du budget de la RATP. Une augmentation de 5% du prix du billet suffirait pour faire disparaître toute la publicité du métro parisien (4), et rendre ainsi celui-ci plus agréable à utiliser.

Contacts presse :
- RAP : David Sterboul 04 66 29 82 85 ; Charlotte Nenner, 06 22 73 08 73 ;
- Souriez Vous Êtes Filmés : Jean-Pierre Petit, 06 07 72 22 75 Dossier de presse téléchargeable sur _http://www.antipub.org

(1) http://www.metrobus.fr/numerique/nu... (2) http://www.cnil.fr/index.php?id=2537 (3) http://www.robindestoits.org (4) http://www.metrobus.fr/images/Metro...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° >> Cordialement, Isabelle Soria °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

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 Stop...  NB. Si tu/vous ne souhaites(z) plus recevoir de truc en vrac :  mailto:b.bec@free.fr ?subject=Retrait_liste_Truks_SVP

... ou Encore...  NB. Si tu/vous souhaites(z) continuer à recevoir des truks en vrac :  mailto:b.bec@free.fr ?subject=Encore_des_Truks_pliz

Si tu/vous ne cliques(z) ni sur Stop ni sur Encor, reception des prochains Truks en vrac dans + ou - 15 à 20 jours... ce qui laisse largement le temps de prendre connaissance des truks ci-dessus...

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