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Mais où est passée l’écologie ?

Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | domingo 25 de marzo 2012

dimanche 25 mars 2012

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Mais où est passée l’écologie ?
Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche 25 mars 2012

Tandis que des hommes tuent pour des sornettes et que d’autres utilisent le fumigène des peurs pour masquer la destruction de la nature, le sacrifice des bêtes, la casse des services publics, la lutte des classes des oligarques insatiables contre les salariés et les humbles, la voix salutaire de l’écologie n’est plus audible.

En 2007, sans les voix des personnes très âgées, la droite de l’argent perdait les élections présidentielles et législatives.
Sans la peur habilement utilisée à la veille de tous les scrutins décisifs pour ses intérêts, le parti des ennemis de la terre perdrait le pouvoir et ne pourrait pas mener sa politique funeste contre l’arbre, l’animal et l’homme.
Heureusement, pour la caste oligarchique, les pervers, les délirants, les assassins de petits vieux, d’enfants, d’infidèles frappent à point nommé, permettant de faire oublier les véritables enjeux politiques, les options de fond.


Le chef protecteur, providentiel et bien évidemment perpétuellement irremplaçable va terrasser par son énergie, sa compétence, son expérience l’horreur, l’abjection, le crime des méchants et ainsi guérir l’angoisse légitime des braves gens.


Bien sûr, le disque est un peu rayé, car il a tant servi et ne date plus d’hier mais cela marchera toujours.
Ne doutons pas que la droite de l’argent exploitera au maximum la folie meurtrière de TOULOUSE.

Sans en avoir conscience, les tueurs votent à droite.
Comme le président BUSH usa, après le 11 septembre 2001, du prétexte de la lutte contre le terrorisme pour faire adopter des lois liberticides et pour déclencher une guerre d’agression contre l’IRAK, la sécurité sert de paravent aux thatchériens Français.


Menant leurs rondes infernales les haines tribales, les identités meurtrières, les terreurs réciproques, les humiliations, les frustrations s’entretiennent mutuellement sur fond d’obscurantismes archaïques.
En fait, terrorisme des uns, puissances soldatesques des autres s’alimentent davantage qu’ils ne se combattent, car l’un sans l’autre perdrait sa raison d’être.

Qui expliquera aux humains queles dieux, les partis, les patries, les communautés, ne valent pas la vie qui est le bien suprême.

Pour l’heure, l’urgence Française reste d’écarter du pouvoir ceux qui depuis dix ans imposent à ce pays des régressions généralisées et qui font de celles-ci leur objectif pour satisfaire les intérêts des banques, (malencontreusement privatisées), de la finance, des hommes du « premier cercle » et de la frange la plus réactionnaire dont les devises sont : chasse, pesticides, promotions et spéculations.

L’augmentation du chômage, la misère de l’école, des hôpitaux, de la justice, le creusement des inégalités sociales devraient suffire pour que les électeurs débarrassent la France des amis du CPNT.
C’est oublier la sénescence d’une fraction du corps électoral qui n’obéit guère à des arguments rationnels et qui ne se détermine pas au terme d’une analyse élaborée de la situation.

Le conditionnement médiatique, essentiellement télévisuel, affecte cette partie du corps social, à la fois vulnérable au formatage et très mobilisée électoralement.


Le combat politique s’impose contre celui qui a inventé la « chasse scientifique des oies cendrées » et la suppression d’un emploi public sur deux pour accroître les profits des financiers et obéir au diktat du Marché.
La protection de la nature, la voix des animaux sont absentes de l’actuelle campagne électorale.
Pas un mot sur la biodiversité, la sauvegarde des espaces naturels, mais de faux débats autour de la dette publique, hier, de l’immigration, désormais. Evidemment, pour les hommes au pouvoir il ne s’agit que de gesticulations, de postures, de déclamations car sur le terrain de la sécurité et de l’immigration, ils ne feront pas différemment de leurs antagonistes. D’ailleurs, dix ans après leur prise du pouvoir, le crime est toujours là pour leur servir de diversion.
C’est que le crime est inhérent aux sociétés humaines et se manifeste sous tous les cieux, de tous les temps, sous tous les régimes.
Nul n’a encore découvert le remède absolu contre le fanatisme et la haine.
En revanche, débattre des choix économiques, sociaux, écologiques s’avère plus intelligent.


Où sont les écologistes ?
Je crains que sourds à nos appels en juin dernier lors du choix de leur candidat, ils aient manqué le train.

Dommage, mais ce ne serait rien s’ils étaient demain capables de tirer la leçon de leurs échecs.
Selon les sondages, il n’y a plus guère d’électorat écologiste en ce printemps trop sec.
Normal, puisqu’il n’y a plus de discours écologiste.

Il est grand temps de construire une véritable écologie politique, une écologie biocentriste qui renouvelle et vivifie la pensée et l’action.

Gérard CHAROLLOIS


CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.



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