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La production alimentaire locale pas assez développée en Ile-de-France selon une étude du Ceser

| lagazettedescommunes.com | mardi 13 mars 2012

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La production alimentaire locale pas assez développée en Ile-de-France selon une étude du Ceser
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La consommation de produits alimentaires locaux par les Franciliens est encore faible. Mais si la demande augmentait la production ne pourrait pas suivre, selon un rapport présenté mardi 13 mars 2012 à la presse par le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser), qui préconise des efforts.

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« L’Ile-de-France consacre 50 % de ses terres à l’agriculture, ce qui est pas mal dans une région fortement urbanisée. Cette agriculture est principalement tournée vers la grande culture céréalière et les oléagineux, à 94 % », explique Maurice Toullalan, conseiller du Ceser et auteur de ce rapport intitulé « Les enjeux de la production et de l’approvisionnement alimentaires en Ile-de-France », présenté mardi 13 mars 2012 à la presse.

Il a rappelé que l’Ile-de-France « perd entre 1 500 et 1 700 ha par an en moyenne, à ce rythme il n’y aura plus de terre agricole dans les 200 ans ! »

Comportement alimentaire globalement différent - Le rapport explique aussi comment les 12 millions de Franciliens, qui représentent 19 % de la population française, « ont un comportement alimentaire globalement différent de celui du reste de la France ».

« L’Ile-de-France accueille des populations issues des horizons les plus divers. Cette particularité conduit à une diversité de la demande alimentaire qui dépasse très largement les possibilités offertes par la production agricole locale », souligne le document.

Encourager l’agriculture locale - Mais devant la crise globale, « les consommateurs franciliens doivent dès à présent être préparés aux bouleversements qui risquent de perturber durablement les équilibres du marché mondial des produits agroalimentaires ».

« Il s’agira de faire prendre conscience aux consommateurs franciliens qu’ils peuvent respecter les rythmes saisonniers de la nature » comme « ne pas consommer des tomates en hiver », rappelle M. Toullalan.

21e rang des régions - Il préconise « d’encourager l’agriculture locale ou celle située dans les régions limitrophes ». Cela passe par une agriculture plus raisonnée, voire biologique, mais cette dernière est loin de percer en Ile-de-France : « La production bio francilienne est assurée par 172 exploitants qui représentent 0,8 % des 20 604 agriculteurs bio de métropole, plaçant l’Ile-de-France au 21e rang des régions » et « la surface totale dédiée au bio en IDF est de 6 758 ha, soit 0,8 % de la surface bio de la métropole », indique le rapport.

Le nombre de chefs d’exploitation franciliens a par ailleurs diminué de 22,4 % entre 2000 et 2010. De 6 538 personnes en 2000, il est tombé à 5 076 personnes en 2010.
Pour la métropole, la diminution a été encore plus importante (- 26,2 %), rappelle le Ceser.




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